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Un acheteur de PME/PMI est à 1 euro près!


Au risque de vous entendre souffler en affirmant tout haut que ceux qui sont à 1 euros près sur un billet d'avion ne sont que des andouilles,... Je persiste et signe. J'ai rencontré des acheteurs ou des voyageurs de PME/PMI qui sont prêts à tous les compromis pour aller vers le billet d'avion le moins cher. Et cela ne m'étonne pas. !



J'évoquais la semaine dernière les propos d'un patron de PME/PMI qui m'expliquait qu'il passait le même temps sur le web pour acheter son billet que celui qui, via un SBT pou un agence, accomplissait la même mission. Un peu sceptique, j'évoquais le sujet avec des patrons de compagnies aériennes présentes en France qui, eux aussi, me confirmait l'info. "Peut-être pas un ou deux euros", m'expliquait la directrice d'une importante compagnie américaine présente en France "Mais pour 50 ou 100 euros, il n'y a pas photo". Patrick Malval, patron de British Airways et OpenSkies, expliquait il y a deux semaines que sur une route aussi concurrentielle que Londres - New York, c'est à 5 € près que les clients changent de compagnie !
De fait, le best buy individuel semble même être encore plus fort que dans les grandes entreprises. Prenons l'exemple d'un Paris San Francisco en Business qui oscille entre 3480 € - avec une escale, chez United - et 6793 € en vol direct, sur Air France/Delta. Temps moyenne de l'escale pour le prix le plus bas : 1h42. Pour obtenir ces prix, moins de 4 minutes sur Edreams.com, suivi pour une comparaison de moins de 5 minutes sur Go Voyages. Certes, il ne s'agit pas du même produit. Pour le premier, il faudra sortir de l'avion à Washington, passer l'immigration et réembarquer sur un autre appareil. Le vol le plus cher part en fin d'après midi pour arriver en fin de journée à San Francisco. Prêt pour le travail le lendemain. Mais dans les deux cas, nous parlons bien de business class. Au final, en tarifs affichés (celui le plus souvent recherché par les PME/PMI), l'économie est de 3313 €. Soit 368 euros économisés par minute de recherche. On commence sérieusement à regarder.
Si je voulais soigner le lecteur dans le sens du poil, je dirais très démagogique, qu'il faut choisir le moins cher. Mais ce serait stupide tant c'est la différenciation de l'offre qui fait le voyage. Une adaptation des besoins à la réalité du transport. Mais avouez que le best buy fait réfléchir et que la variation du prix étonne sur des produits à la base identiques. Alors à un euro près... Moi j'y crois car c'est de la recherche, même rapide, que naissent les meilleures offres pour les petites et moyennes entreprises.

Hélène Retout

Lundi 15 Avril 2013


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1.Posté par henri le 16/04/2013 09:01
Je ne suis pas surpris par cette recherche permanente d'économies. La lisibilité tarifaire du transport aérien est complexe et son application dépendante d'un grand nombre de facteurs que personne, pas même les grands acheteurs, ne maitrisent. Je pense que tout cela est voulu par les compagnies et que les comparateurs sont devenus des outils de benchmark qui dérangent les spécialistes du revenue management aérien.
Mais peut-on faire autrement ? Je serais heureux de savoir ce qu'en pensent d'autres acheteurs.
Henri