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Mardi 14 Octobre 2008

Un baromètre aérien et hôtelier



American Express lance son baromètre des grandes tendances du secteur du voyage d’affaire sur les zones Europe, Moyen-Orient et Afrique. Le «Business Travel Monitor» a pour vocation d’apporter chaque trimestre une meilleure visibilité du secteur, notamment en matière de tarifs. Un véritable outil de benchmarking.



Flucas - Fotolia.com
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Le premier Business Travel Monitor du mois d’Octobre 2008 constate que la hausse des tarifs aériens en classe Economique avec restriction pour les longs courriers depuis l’Europe, a ralenti après un premier trimestre en forte augmentation. Les Business Class ou First – en vols intérieurs ou moyens courriers - et les tarifs hôteliers affichent, en revanche, une relative stabilité sur toute l’Europe.

La mise en place opérationnelle des accords Open Skies au début du 2eme trimestre illustre l’impact de la concurrence sur les tarifs aériens. La moyenne des tarifs en Business sur des destinations récemment ouvertes à la concurrence affiche une baisse importante ainsi qu’en témoigne les liaisons Paris-Atlanta en baisse de 11.45%, ou les Paris-Newark en baisse de 9.4%. Cependant, dans le contexte économique et financier mondial actuel les prévisions initiales concernant l’impact «Open Sky» sont atténuées par la récente actualité du marché aérien (fermeture de ligne, rapprochement des acteurs et renforcement des alliances).

Après des années de croissance régulière, les tarifs des marchés hôteliers européens se stabilisent ou notent même une baisse sensible, ainsi que le démontre le tarif quotidien moyen (ADR) dont s’acquittent les clients American Express. Ainsi, sur les 48 tarifs des métropoles surveillées, 41 présentent une croissance moyenne de 6.9% d’une année à l’autre.
Une tendance qui s’inverse au deuxième trimestre avec une baisse tarifaire de 3.6% pour 30 des 48 villes concernées. Si Stavanger, en Norvège, se distingue avec l’augmentation la plus importante en Europe (+26.3%), Paris, enregistre de son côté la baisse la plus significative (-37%). Les capitales française et italienne (Rome -32.4%) s’avèrent particulièrement affectées par la puissance de l’Euro comparé au Dollar, réduisant d’autant les revenus touristiques en provenance des Etats-Unis.

Des villes comme Londres, Francfort, Edimbourg, Genève et Paris ont été directement touchées par la crise économique. Toutes ces capitales européennes ont vu leur ADR diminuer sensiblement. Londres, qui est probablement la plus exposée à la crise, affiche une très légère hausse au premier trimestre et -7,7% au deuxième (vs 2007).