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Un collectif pour empêcher la privatisation de l'aéroport de Bordeaux


Ne souhaitant pas voir un gestionnaire privé prendre le contrôle de l'aéroport de Bordeaux – comme c'est le cas à Toulouse – les actionnaires de la plate-forme bordelaise ont créé un collectif anti-privatisation. Ses membres, principalement des collectivités locales, proposent de racheter 10 % des actions de l'état afin d'être majoritaire.



Lors d'une conférence de presse le 5 mars 2015, les responsables des collectivités actionnaires, dont Alain Juppé, maire de Bordeaux et président de Bordeaux Métropole, ainsi qu'Alain Rousset, président de la Région Aquitaine ont expliqué: «Face à ces clignotants tout au +vert+ et à l'éventualité de la cession des parts de l’État (...), les actionnaires locaux ont souhaité adopter une position commune: éviter un changement de cap et la prise de contrôle par un gestionnaire aéroportuaire privé».

La proposition du collectif anti-privatisation ? Racheter 10 % des actions d'ADBM - plus une - à l’État afin d'être majoritaire. Selon Alain Rousset, la facture pourrait être comprise entre 10 à 20 M€. Mais il s'agit d'une estimation approximative car la valeur de l'entreprise n'est pas précisément fixée. L'Agence des Participations de l'Etat n'a pas non plus communiqué son appréciation.

Actuellement, le gouvernement détient 60 % de l'aéroport de Bordeaux tandis que les 40 % restants sont partagés entre la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) de Bordeaux et les collectivités locales (Région Aquitaine, département de la Gironde, Bordeaux Métropole, villes de Bordeaux et de Mérignac)