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Un nouveau mastodonte aérien, qu’est-ce que ça change, pour les voyageurs d’affaires ?


Cette fois c’est officiel, AMR fusionne avec US Airways. La 3ème et la 5ème compagnie américaine s’unissent pour devenir la première compagnie aérienne américaine et, excusez du peu, même numéro 1 mondial. Roulement de tambours, avalanche de chiffres… Pas sûr pourtant que le voyageur d’affaires y gagne réellement.



Officiellement c’est du beau, du lourd, un mastodonte qui va permettre d’aller partout sur le continent américain et même bien au-delà puisque les deux compagnies volent largement à l’international. Au quotidien et pour les acheteurs de billets, ce n’est pas certain que l’on y gagne et c’est d’ailleurs pourquoi Washington s’en est ému et a demandé, avant de donner son feu vert, que les deux époux abandonnent un paquet de créneaux de décollage et d’atterrissage. A New York et Washington mais aussi Chicago, Dallas, Los Angeles et j’en passe, partout les deux compagnies vont devoir n’en faire qu’une seule au sens propre. Ce qui va réduire leur voilure, mais aussi leur profiter puisque ces créneaux, elles ne les donnent pas mais les revendent. Dans la capitale fédérale ou sur la Guardia, JetBlue et Southwest se sont portées acquéreurs et pour cause, ces compagnies occupaient déjà certains horaires en les louant. Résultat, il n’y aura sans doute pas de grosses différences dans les dessertes ni les fréquences, et donc sans doute pas de changement de prix.

Du côté des alliances, cela va bouger : US Airways va quitter Star Alliance et rejoindre Oneworld, le groupement d’American. Mais cela ne fait que rééquilibrer le jeu, puisque Star Alliance comptait aussi United dans ses rangs et Delta vole avec SkyTeam. Là non plus, guère de changement pour le voyageur d’affaires. Un mastodonte dans chaque camp, il faudra juste vérifier qui dessert quoi mais la plupart des grandes destinations sont couvertes par tout le monde !

Moralité les fusions passent, le voyageur reste. Avec simplement l’espoir que cette consolidation du ciel américain permette d’éviter à chacun des transporteurs d’aller au tapis. Big is beautiful, dit-on dans l’aérien. Pendant ce temps les low cost, plus agiles, poursuivent leur croissance, tranquilles…. Small aussi, c’est pas mal.

Hélène Retout

Mercredi 13 Novembre 2013


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