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Un nuage de cendres pour tester un détecteur de particules dans le ciel


EasyJet et ses partenaires Airbus et Nicarnica Aviation ont créé un nuage de cendres artificiel pour réaliser la dernière étape des tests évaluant la technologie de détection des cendres volcaniques AVOID. L’expérience a été réalisée au dessus du Golfe de Gascogne.



Pour tester leur "radar météorologique pour les cendres" baptisé AVOID, les trois partenaires ont créé un nuage en dispersant une tonne de cendres volcaniques islandaises dans l’atmosphère. L'Airbus A340-300 disposant de cette technologie a ensuite volé en direction de ce nuage artificiel de 183 et 244 mètres de profondeur et 2,8 kilomètres de diamètre. Son objectif était de détecter et mesurer les cendres à une distance de 60 kilomètres. Un troisième avion, un Diamond DA42 de l’Université de Düsseldorf, a traversé le nuage pour effectuer des mesures et les comparer à celles prises par le dispositif testé. «Au début de l’expérience, le nuage de cendres était visible à l’œil nu mais il s’est rapidement dissipé, devenant alors difficile à identifier. Le détecteur volcanique AVOID a repéré le nuage de cendres et mesuré sa densité, variant de 0,1 à 1g m--‐2, ainsi que sa concentration, de 100 à 1000 μg m--‐3. Il s’agit de la même fourchette de concentration que celle mesurée durant l’éruption de cendres de l’Eyjafjallajokul en avril et mai 2010», explique EasyJet dans son communiqué.
Le système AVOID peut fournir des images aux pilotes ainsi qu'aux centres de contrôle des opérations aériennes. Les navigants ont ainsi la possibilité de visualiser le nuage de cendres à plus de 100 kilomètres de distance de l’appareil et à une altitude comprise entre 5000 et 50 000 pieds. Ils ont alors la capacité d’ajuster la trajectoire et éviter la zone problématique. Au sol, les informations venant de l’appareil, sont utilisées pour concevoir une image précise du nuage de cendres, utilisant les données en temps réel. «Cela permet de laisser ouvertes de larges voies aériennes qui seraient fermées durant une éruption volcanique, minimisant ainsi les perturbations, au bénéfice des passagers». EasyJet prévoit de poursuivre le développement de cette technologie en vue d’équiper une partie de sa flotte actuelle de capteurs autonomes d’ici la fin de l’année 2014. Elle espère ainsi éviter des fermetures généralisées du ciel aérien, comme celles qui ont eu lieu en 2010 si une telle situation se reproduisait.