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Un tweet les mène directement à la case prison


Il faut faire attention à ce que l’on écrit sur internet. Les paroles malheureuses sur les réseaux sociaux peuvent parfois entraîner un licenciement mais aussi interdire l’accès aux États-Unis. C’est ce qu’ont découvert deux vacanciers britanniques à leur arrivée à l’aéroport de Los Angeles le 23 janvier 2012. Accueillis par les services de sécurité des USA à la sortie de l’avion, ils ont été interrogés sur leurs messages laissés sur Twitter. Ils avaient écrit qu’ils allaient mettre le feu à L.A. Le second degré n’avait pas sauté aux yeux des agents.



Un tweet les mène directement à la case prison
Deux jeunes britanniques, Leigh Van Bryan et Emily Banting, se faisaient une joie de passer des vacances à Los Angeles. Après 12 heures de vols, le 23 janvier 2012, un comité d’accueil les attendait à l’aéroport californien. Mais ce n’était nullement pour leur souhaiter la bienvenue. Les autorités américaines, inquiétées par les tweets de l’un des voyageurs, leur ont interdit l’accès au pays. Trois semaines avant son départ, il avait en effet écrit sur son compte qu’il allait «foutre la merde sur Hollywood Boulevard» ou encore «déterrer Marilyn Monroe» («3 weeks today, we're totally in LA pissing people off on Hollywood Blvd and diggin' Marilyn Monroe up»). Toujours aussi poétique, il avait également dit à une amie à qu’il proposait un rendez-vous avant son départ qu’il allait «mettre le feu aux États-Unis («Free this week for a quick gossip/prep before I go and destroy America?»). La sécurité nationale a pris les messages au sens littéral et les a considérés comme une «dangereuse menace terroriste». Interrogés, les amis ont précisé immédiatement qu’il s’agissait seulement d’une blague. Mais, elle n’a pas fait sourire les agents, ils ont transféré les Britanniques en prison où ils ont attendu pendant 12 heures leur expulsion vers l’Angleterre. Les Américains ont semble-t-il pas saisi le sens argotique de «destroy» : dans la contrée de Shakespeare, il signifie «faire la fête». Moralité, vous vous surveillez, y compris dans vos tweets, car VOUS êtes surveillés. La preuve est faite.