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Mercredi 18 Juillet 2012

Une entreprise en liquidation accuse la SNCF et RFF d’être de mauvais payeurs



L’entreprise de BTP La Pyrénéenne a été placée en liquidation judiciaire par le Tribunal de commerce de Toulouse le 17 juillet 2012. Sa situation difficile serait due selon elle à un retard de paiement de la RFF et la SNCF. La facture atteindrait plusieurs millions d'euros.



Une entreprise en liquidation accuse la SNCF et RFF d’être de mauvais payeurs
La société de BTP a effectué pour le compte de RFF et de la SNCF des travaux de doublement sur une ligne TER. Mais des surcoûts sont venus doubler la facture de 10,3 millions d’euros initialement prévue. Une somme que les entreprises du monde ferroviaire ne lui auraient pas versée. Ce retard de paiement a donc créé un trou important dans sa trésorerie, menant La Pyrénéenne au redressement judiciaire en octobre 2011 puis à la liquidation le 17 juillet 2012. Les caisses vides, la société avait mis ses 80 salariés au chômage technique depuis le 27 juin. La fermeture de cette entreprise de Villeneuve-lès-Bouloc pourrait entraîner la perte de plus de 100 emplois chez ses fournisseurs selon les premières estimations. RFF et la SNCF ne se sont pas encore prononcées sur ce dossier.



1.Posté par PAT le 19/07/2012 22:31
Cette entreprise a très probablement signé un contrat par lequel elle s'engageait à effectuer des travaux à un certain prix, ferme et définitif. Mais mauvaise évaluation des difficultés techniques et/ou aléas toujours possibles, il a fallu qu'elle mette deux fois plus de moyens humains et techniques pour mener à bonne fin sa tâche dans le délai prescrit (sans doute assorti de pénalités dissuasives s'il n'était pas tenu). Au final, elle se retrouve donc avec un contrat non seulement impécunieux mais qui l'a mis sur la paille, elle, ses salariés, ses fournisseurs... Mais sauf à imaginer que Sncf et.ou Rff aient trompé cette entreprise sur la nature des travaux à réaliser, on ne voit pas trop pourquoi, sans avenant au contrat, elles paieraient sans discuter des surcoûts. Ce ne sont donc probablement pas des retards de paiement comme le laisse entendre l'entreprise défaillante mais un refus du donneur d'ordre de payer plus que ce qui a été convenu. Si je fais venir un peintre chez moi, je n'accepte pas qu'il me compte d'office un supplément de peinture ou de main d'oeuvre au motif que les murs sont plus aborbants qu'il ne l'avait imaginé en acceptant le chantier au prix négocié. Sous toutes réserves.