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Une fusion American/Us Aiways pourrait coûter cher aux voyageurs d'affaires


US Airways ne cache plus son désir de fusionner avec sa concurrente en faillite American Airlines et multiplie les initiatives pour faire de son projet une réalité. Alors qu’elle vient juste d’obtenir le soutien des trois principaux syndicats des salariés d’American Airlines, séduits par les emplois sauvés par ce processus, les experts d’outre-atlantique commencent à douter que le projet soit avantageux pour les passagers.



Une fusion American/Us Aiways pourrait coûter cher aux voyageurs d'affaires
Une fusion entre American Airlines et US Airways créerait la plus grande compagnie aérienne du monde. Pour les analystes américains, elle permettrait également de sauver une partie des emplois du transporteur placé sous chapitre 11 et assurerait une réduction des coûts par synergie (entre 1,8 milliard et 2,5 milliards par an). Si sur le papier, ces données sont plutôt alléchantes pour les employés et les créanciers d’American, le calcul pourrait être tout autre pour les passagers. Les experts interrogés par USA Today indiquent que les prix pourraient grimper, surtout sur les vols entre les aéroports desservis par les deux compagnies comme Phoenix, Philadelphie, Chicago et Dallas. Cette quatrième grande fusion américaine qui fait suite à celle de Delta-Northwest, United-Continental et Southwest-AirTran, laisserait également un espace encore plus réduit pour les compagnies aériennes plus petites et donc à la concurrence également.
Mais bien que US Airways s’applique à réunir toutes les cartes pour parvenir à ses fins, American Airlines semble toujours décidée à s’en sortir seule. Le 23 avril 2012, elle s’est présentée devant la cour fédérale de New-York pour obtenir la nullité des conventions collectives en place dans son entreprise et ainsi pouvoir poursuivre son plan à elle : supprimer 13 000 emplois, geler ou mettre un terme au régime de retraite ou encore réduire les prestations de santé et les temps de repos afin de redresser son activité.