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Mardi 25 Septembre 2012

Voies sur Seine : une fermeture redoutée pour les déplacements professionnels à Paris



Selon la mairie de Paris, ce sont plus de 4 ha le long des quais de la Seine qui devrait être interdits en 2013 aux voitures. Le projet présenté par le maire de Paris il y a près de 10 ans deviendra alors réalité en interdisant à tout véhicule de circuler sur les voies sur berges et en renvoyant le trafic automobile 4 m au-dessus. La finalité est très claire et vient appuyer une autre vieille idée : réduire le nombre de voitures dans Paris en s'appuyant sur un constat, ce sont principalement ceux qui habitent à l'extérieur de la capitale qui viennent en voiture.



Avec un flux permanent de 40 000 véhicules par jour qui devront retrouver d'autres axes de circulation dans la capitale, le projet fait bondir la plupart des associations professionnelles qui affirment qu'en moins de deux ans, Paris sera congestionné et saturé avec comme seule issue un accès payant au centre de la capitale. Comme cela est déjà le cas à Londres ou à Singapour. Les différentes études d'impact, qui ont principalement cherché à rassurer les associations d'automobilistes, ne sont pas forcément très claires non plus. Si elles reconnaissent que le trafic ne baissera pas instantanément, elles divergent fortement sur le temps nécessaire pour qu'un nouveau plan de circulation s'installe dans la capitale. L'idée aujourd'hui développée par les verts n'est pas dénuée d'intérêt pour le grand public. En rendant les quais de la Seine aux piétons ou aux cyclistes qui le souhaitent, la Ville de Paris souhaite - à l'image des autres grandes capitales - faire de ses quais un havre de paix capable d'abriter un Paris plage, un cinéma temporaire de plein air, des restaurants voir même des guinguettes. Dans un éditorial publié par nos confrères du Nouvel Observateur, Pierre Chasseray, directeur général de "40 millions d'automobilistes", redoute les conséquences d'un tel projet sur la circulation. Il craint que l'idée ne soit liberticide en opposant piétons et automobilistes. Une fausse bonne idée selon lui. Il n'est pas le seul à s'inquiéter. Les organisations de taxis, partagées sur l'intérêt réel du plan proposé, reconnaissent que la fluidité des transports en commun pourrait être un atout pour les déplacements privés qu'ils représentent. Jean-Marc Ayrault, qui a donné son accord au projet, demande cependant qu'un véritable travail de concertation soit engagé. Impossible ! Répondent aujourd'hui les verts, persuadés qu'il faudra aller au bout du projet pour que chacun en perçoive l'intérêt. Un avis que partage Bertrand Delanoë qui se dit persuadé que, si l'on interrogeait les parisiens, plus de 80 % d'entre eux voterait en faveur de quais de Seine sans voiture. Chiche ?



1.Posté par Inrix le 17/10/2012 12:29
« De plus en plus nombreuses sont les études qui attestent des dangers environnementaux et sanitaires de la pollution. Récemment, l’Institut français de veille sanitaire en révélait l’impact humain (hospitalisations, mortalité). En parallèle un sondage réalisé par l’IFOP pour WWF en marge de la conférence environnementale des 14 et 15 septembre derniers révèle que 52% des Français attend des autorités en priorité des décisions en matière de santé-environnement. Le gouvernement aurait d’ores-et-déjà annoncé, via le projet de loi de finances pour 2013, sa volonté de renforcer la lutte contre les carburants polluants, via un système de malus. Près de 20% des automobilistes seraient alors concernés.

Les Français passent beaucoup de temps dans les bouchons. A titre d’exemple, selon une étude réalisée et publiée le 18 juin par INRIX (cf pièce jointe), un Parisien a perdu en moyenne plus de 57 heures dans les bouchons en 2011. INRIX, fournisseur majeur d’information-trafic, s’engage au quotidien pour l’environnement et attaque le problème à la racine en luttant contre les embouteillages.

INRIX a redoublé d’efforts pour résoudre les problèmes de circulation, en mettant à profit son expertise en matière de « Big Data » ou en s'appuyant sur ses technologies analytiques propriétaires. Ces efforts ont permis d'aboutir à des avancées de taille dans la réduction de l'impact humain, économique et écologique des embouteillages. INRIX met ainsi son expertise au service du grand public, via son application gratuite INRIX Traffic !, mais également des acteurs publics. Ainsi, depuis le 8 juin 2011, INRIX, via le site INRIXTraffic.eu, collabore gratuitement avec les ministères et collectivités européens (dont français) en charge des transports. »