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Voyage d’affaires, à quand le management intergénérationnel ?


«Un vieux ne peut comprendre un jeune que lorsque celui-ci devient vieux… Mais il est trop tard», annonçait en souriant Thierry le Luron il y a quelques années. De fait, si parler « d’jeunes » est à la portée du premier venu… Le comprendre est plus complexe. Et pourtant, en 2020 c'est la génération «casque et pouces» qui sera au commande notre économie. Et au-delà, de l’organisation des voyages d’affaires.



Le départ des baby-boomers dans les 10 prochaines années aura des conséquences directes sur la gestion et l’organisation des voyages d’affaires. Mais d’ici là, le conflit entre génération est toujours d’actualité au sein de l’entreprise. Partagé entre le besoin d’économies demandé par l’entreprise et les remarques acerbes des voyageurs qui trouve toujours mieux, l’acheteur se trouve entre le marteau et l’enclume sans beaucoup de possibilités matérielles pour sortir de ce guêpier.

Pire, on constate depuis peu que les générations Y ne se privent plus de dénoncer ce qu’ils considèrent être des incompétences. Conséquence, une assistante dans une PME de fabrication de meubles vient d’être remerciée pour «incapacité professionnelle» en raison d’un trop grand nombre de plaintes émises par les voyageurs. Il est vrai que, site grand public en main, il était facile de prouver les «erreurs».... et de meilleurs tarifs

Aussi, et on le voit, la capacité d’installer un management intergénérationnel est complexe. Si on peut exploiter ces différences dans certains services, il n’en va pas de même dans l’immatériel comme le voyage. Et les évolutions constatées au sein des entreprises ne plaident pas pour la mise en place de process capables de satisfaire tous les voyageurs. Conséquence, la grogne monte chez eux et sans une aide efficace du top management, l’acheteur se retrouve seul dans une situation inconfortable.

C’est ce travail de fond qui doit désormais se mettre en place. Un soutien actif de la direction associé à des explications précises sur les choix retenus sont autant de points forts qui devraient servir à l’évolution de la perception de la stratégie «voyages» mise en place. L’acheteur doit devenir communicant. Mieux, il est même le pivot central de l’information autour des déplacements professionnels. Une mission que peu assument encore aujourd’hui.

Pierre Barre

Dimanche 2 Mars 2014


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