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Voyage, l’impossible course au savoir


Le chiffre publié aux États-Unis par Verisign laisse rêveur : il y aurait un peu plus de 271 millions de noms de domaine en activité dans le monde. Si les «.com » tiennent le haut du pavé avec un peu plus de 70 % du marché, les extensions locales ou exotiques poursuivent leur ascension. Au final, on dénombrerait plus de 64 milliards de pages actives. On aura produit en vingt ans plus de 80 % du savoir mondial. Vertigineux et effrayant !



A en croire les pros de l’internet, ce chiffre aura doublé dans dix ans, triplé dans 15 et quadruplé à la fin des 20 prochaines années. Et dans la série des infos qui étonnent : il faut aujourd’hui 33 ans pour lire une seule journée de publication sur internet. Mais on sait aussi les travers, et les limites, de ce savoir immense : une info sur deux publiés ou commentés sur le net est fausse ! Voilà une donnée qui interroge plus qu’elle n’informe.

Une fois passé ce «number droping», sans limite il est vrai, on peut se demander quelle est la bonne pratique d’utilisation du net. À l’évidence, on ne saurait se contenter d’une seule source pour s’informer. Mais tout bon matheux me dira qu’en termes de probabilité, je peux consulter trois ou quatre fausses infos à la suite. Chacune confirmant la précédente. À l’arrivée, je suis conforté par une fausse information qui me semblera juste. Où commence le savoir ou finit la désinformation ? C’est la question qu’aborderont pendant quatre jours les étudiants du MIT à qui l’on pose une question simple : comment sécuriser et valider ce qui est publié sur le net ?

A cette question, toute personne sensée dira qu’il est impossible de certifier une data aléatoire. Mais les autres, les scientifiques parleront d’algorithmes, d’intelligence artificielle et de data managing. Bref, pour eux, c’est possible. Et le domaine sur lequel ils vont travailler, c’est le voyage. Toutes les formes de voyage. Et tant mieux, car quel meilleur univers que le voyage pour transformer un sentiment personnel en vérité? Il y a donc beaucoup à dire sur la qualité des échanges qui circulent aujourd’hui sur les réseaux en la matière.

Mais pas de fausses joies, ce n’est pas demain que de tels outils vont arriver sur le marché. Seront-ils gratuit comme le sera la reconnaissance vocale de Google ? Payera-t-on pour un abonnement qui sécurisera les infos que nous consultons ? Rien n’est encore figé. Aujourd’hui, c’est le temps de la réflexion. Demain, le passage à l’action se fera. Il reste à mettre une date réaliste sur ce « demain ».

A New York,
Philippe Lantris

Mardi 27 Mai 2014


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