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Voyages d’affaires, si vous n’êtes pas sportif, oubliez !


Vous avez sans doute observé le gigantisme qui frappe le transport aérien et plus particulièrement les aéroports. Prenons pour exemple la plateforme de Shanghai. Pas moins de 1,3 km pour arriver à l’immigration. Et ce n’est pas le seul exemple. D’autant que comble de malheur, votre avion arrive toujours en bout de terminal.



La solution ? Demander l’assistance des véhicules électriques. Pourquoi pas, même si les aéroports veulent en limiter l’utilisation. Ce service coûte cher, autant le réserver aux personnes ayant réellement besoin d’assistance. Mais l’aéroport n’est qu’un exemple. Je connais un hôtel qui se dit «ouvert aux groupes» : Mazagan au Maroc, pour ne pas le nommer. Malheur à ceux qui ne sont pas potes avec l’organisateur : il leur faudra au moins 15 minutes de marche pour rejoindre leur chambre. Vous avez oublié votre badge ? Bon courage !

Des exemples de ce type, je pourrais vous en donner des dizaines. Ne serait ce qu'au sein des entreprises elles mêmes. Pour joindre le service clients, autant prévoir un short et des baskets. Deux jours de marche avec le ravitaillement qui va avec. Le gigantisme est devenu le symbole de la réussite. Beijing n’a jamais caché que son aéroport international était «la porte ouverte sur le modernisme d’une nation en marche». Bref, peuples de tous les pays, marchons pour magnifier le pays ! Fermez le ban, tout est dit. Le nouvel aéroport de Doha et l’extension de Dubaï vont dans ce sens. Majestueux et difficile à parcourir. Nous sommes loin du «small is beautiful» des années 2000. Même les villes se mettent au tentaculaire urbain. Hong Kong est un exemple parfait. Des centaines de marches pour le métro et des itinéraires aériens pour éviter la circulation. Au total, la ville comptabilise (selon les sources municipales) plus de 400 km de parcours piétons. Certains sont obligatoires ! Autant s’y habituer.

Pour un voyageur d’affaires en forme, tout cela serait presque de l’exercice bénéfique. Imposé mais bon pour la santé. Pour les autres, plus faiblards, il faut faire avec et apprendre à ruser. «Le sport volontaire est toujours plus profitable que celui que l’on veut imposer». Ce n’est pas moi qui le dit, mais Pierre de Coubertin. Comme quoi, en voyage d’affaires aussi, l’important est de participer

Marcel Lévy

Lundi 16 Décembre 2013


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