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Voyageur précaire




Economie, économie : les voyages dits haut de gamme, autrefois l’apanage d’une majorité de voyageurs d’affaires, tendent à disparaître pour laisser place aux solutions plus économiques. Parfois au détriment du confort du voyageur, pourtant indispensable à la réussite du déplacement, c'est-à-dire au retour financier direct ou indirect que peut en espérer l’entreprise. Alerte! commencent à dire certains voyageurs.

Les restrictions budgétaires imposées par les directions financières sont parfois telles que les voyageurs se voient contraints d’utiliser la classe économique des avions quelle que soit la durée du vol. Mais peut-on voyager douze heures sans dormir, sans profiter des salons business des aéroports pour faire un brin de toilette, encaisser le décalage horaire et se présenter quelques heures après l’atterrissage à un rendez-vous d’affaires dans les meilleures dispositions ? Rien n’est moins sûr. Les entreprises préconisent pourtant de plus en plus ce type d’évolutions des politiques voyages. Certains Travel Managers voient néanmoins les choses différemment. «La valeur ajoutée d’un Travel Manager tient justement dans sa capacité à obtenir de bonnes négociations avec les partenaires aériens pour que le voyageur puisse continuer à se déplacer dans de bonnes conditions» confie ainsi le Travel Manager d’Axa France.
D’autres vecteurs d’économies identifiés par les acheteurs s’avèrent en revanche plus faciles à mettre en place sans changer fondamentalement les choses. C'est ainsi que les voyageurs sont très pragmatiques et renoncent sans reguimber au confort des hôtels 4 étoiles pour une chambre plus sobre. Tant qu'il y a douche et lit propre... pas trop éloigné des lieux de rendez-vous. Lorsqu’on demande aux voyageurs d'affaires les choses dont ils ne peuvent se passer, ils se prononcent massivement en faveur de la productivité pendant leur voyage : pour la plupart d’entre eux une connexion internet est indispensable (76 % des personnes interrogées), un réseau de transport efficace (54 %) à disposition et une situation centrale (52 %), selon un étude Amadeus conduite début 2009. Or il n’est plus nécessaire de crouler sous les étoiles pour disposer d’une connexion internet. L’hôtellerie économique l’a bien compris et lorgne désormais sur le marché du voyage d’affaires.

Haro donc sur les grandes enseignes clinquantes et cap sur le pratique. Mais jusqu’à preuve du contraire, on ne dort correctement qu’à 180°. Si l’hôtellerie bas de gamme s’accommode sans problème de ce postulat, ce n’est pas le cas de la classe économique des avions.

Alexis Dufour

Mardi 14 Avril 2009


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