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Mercredi 26 Septembre 2012

Voyageurs d'affaires, j'ai testé pour vous le premier scanner corporel niçois


Au péril de ma vie, et malgré tout ce que j'avais lu, je me suis prêté au test du premier scanner corporel français installé à l'aéroport de Nice. Je connaissais les risques, quasi inexistants d'ailleurs, mais je n'avais encore jamais testé la procédure qui allait me permettre de montrer le meilleur de moi-même à un agent en charge de la sûreté et de la sécurité des vols. Ni angoisse, ni fausse pudeur tout au plus une vraie curiosité que j'étais loin d'être le seul à exploiter à l'entrée du terminal 1 de l'aéroport azuréen.



Soyons honnêtes, tout est fait pour rassurer le voyageur qui est informé de son droit de refuser le passage dans le scanner au bénéfice, si j'ose dire, d'une palpation manuelle. Autre constat, je ne sais pas qui regarde derrière son écran, même si j'ai bien compris que seuls les contours de mon anatomie allaient être explorés et que les éventuelles anomalies seraient tout naturellement détectées par ce nouveau matériel. En clair, tout est flou sauf une arme ou un explosif dissimulé sur le corps. Vous ne m'empêcherez pas de penser qu'il est quand même plus agréable de regarder un flou d'Adriana Karembeu que de Maïté. Même si je dois reconnaître que la seconde cuisine certainement mieux que la première. À l'image de tout ce que j'avais vu et lu, le passage dans le scanner est plutôt rapide. Très rapide. Moins d'une petite dizaine de secondes pour transformer un honnête voyageur en un possible terroriste… que l'on conduit alors sur le côté pour une vérification plus approfondie. Le plus drôle, et autant dire que bien d'autres rigolaient derrière moi, c'est lorsque l'on rentre dans cette petite cage en verre aux parois en acier gris et que l'on se retrouve les bras en l'air, semblant attendre la musique d'une hypothétique lambada qui ne viendra jamais. On ne sait pas très bien comment tout cela fonctionne mais ce qui est certain, c'est que les ondes millimétriques utilisées ne sont pas dangereuses pour la santé. C'est leur réflexion par l'eau contenue dans le corps humain qui permet de déterminer le transport par un passager d'éléments potentiellement dangereux. Autant le dire, ce qui est apparu comme une révolution ressemble dans la réalité à une de ces baraques de fête foraine où l'on viendrait s'entraîner à saisir quelque objet invisible placé au-dessus de soi. Mais inutile de rêver, ici pas d'oreilles de Mickey pour vous rembourser le prix de votre billet d'avion. Toujours est-il que cette aventure, spécialement vécue pour les lecteurs de Déplacements Pros, s'est terminée en moins d'une minute sans que, franchement, j'ai pris conscience de l'effort surhumain que je venais d'accomplir. Et pas question de recommencer pour le plaisir. Ce n'est pas un jeu. C'est très sérieux. Camarades voyageurs d'affaires, inutiles de manifester notre colère nous n'aurions même pas le temps de l'exprimer au vu de la rapidité de l'ensemble ! Un vrai bon point.

Marc Dandreau



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