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Voyageurs d'affaires : partir pour ne pas subir les chefs ?


Jusqu'où peut on tisser des liens dans l'entreprise ? Faut il se méfier de ses collègues, de ses fournisseurs, de ses interlocuteurs en tous genres ? Si la spontanéité est votre fort, sachez que certains sont plus calculateurs. La confiance, oui, mais la prudence est de mise, en particulier avec la hiérarchie, selon un sondage qui vient d'être réalisé par Opinion Way pour les éditions Tissot.



La machine à café est un point de rendez-vous, mais on ne sirote pas avec n'importe qui ! Le sondage qui vient d'être publié confirme ce sentiment de prudence que l'on savait plus ou moins : 9 français sur 10 pensent que des amitiés peuvent exister au travail avec leurs collègues. Mais ils nuancent : 43% affirment que ce n'est pas possible avec des supérieurs hiérarchiques. Peur du retour du bâton si l'on s'est confié sur des déboires conjugaux ou, pire, de la jalousie si l'on évoque la maison que l'on veut faire construire ? En tous cas, prudence est mère de sûreté, pas de bavardages intempestif, on se méfie globalement de son chef.
Parmi les résultats à retenir, notons que 63% des personnes interrogées se disent prêts à accepter une demande sur un réseau social si elle émane d'un salarié de l'entreprise... Mais seuls 22% le feraient avec un supérieur hiérarchique ! Peur de se dévoiler ? Notons également que les pauses (café ou cigarettes) sont les plus propices à ces relation d'amitiés tout comme les périodes de formation. Au final, 64% affirment qu'ils se voient en dehors du travail. Enfin, le prochain baromètre Mondial Assistance/DéplacementsPros à venir va plus loin : 58% des voyageurs d'affaires disent avoir accepté un déplacement pour sortir de l'entreprise et s'éloigner momentanément de la hiérarchie. Nous mettons le doigt sur ce sentiment de stress évoqué récemment !

Il reste un chiffre : si l'on se méfie de son chef en revanche, un peu curieusement, 64 % des personnes interrogées pensent qu'un fournisseur peut devenir un ami. Et 65% des vendeurs disent la même chose d'un client. Une situation souvent critiquée par les professionnels de la vente qui reprochent aux commerciaux français leur sens par trop affectif du business.

Pierre Barre

Vendredi 6 Décembre 2013


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