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Dialogue de sourds dans l'aérien
Contrairement à ce que laisse penser le contenu de cet article, la déclaration de retour au travail 24 heures à l'avance n'est pas du tout prévue dans la réglementation du droit de grève et l'organisation du service garanti (prévisible) applicables au ferroviaire (enfin, je ne crois pas).
De fait, cela ne ferait d'ailleurs que faire durer encore un peu plus les perturbations. Dans toute grève qui se prolonge il n'y a qu'une seule certitude c'est qu'elle finira bien par s'arrêter. Et en général, les mouvements les plus durs se délitent par des reprises individuelles jusqu'à ce qu'il n'y ait plus qu'un derrnier carré qui continue à voter à main levée la grève alors que la majorité de leurs collègues (parfois les votants de la veille pour la continuation) ont déjà repris le travail. Entraver cette reprise du travail par une quelconque formalité préalable va donc à l'encontre du retour à une situation normale pour 24 heures de plus ! Cette loi a manifestement été écrite par des gens qui n'ont jamais fait grève de leur vie.
Bonjour pat
Vous interprétez le texte de loi qui prévoit effectivement (et à ce jour) la déclaration 24 heures à l'avance de la situation du salarié. "Nous ne laissons à penser" mais nous nous limitons au fait. Vous nous reprochez souvent des interprétations... Je vous rappelle que nous ne sommes pas le "Dalloz du voyage d'affaires" mais des observateurs d'un marché qui apportent leurs commentaires sur les grands sujets d'actualité. C'est même la tonalité de l'édito.
Pour autant, ce texte ira au Sénat avant de revenir à l'Assemblée. Il y a bien eu des amendements sur le texte général mais seuls les décrets encadreront au final la loi. Personne ne les connaît
Cordialement
ML
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