737MAX, la confiance décroche…

L’avionneur à travaillé sur un correctif du système MCAS (anti-décrochage) mis en cause dans les deux derniers accidents de 737MAX. Mais de nombreux pilotes pensent qu’il faut aller bien plus loin.

La phase de test en vol a commencé et sera, pendant les 90 jours prévus, supervisée par des organismes internationaux. Il est temps car les pertes générées par l’interdiction de vol des 737MAX ont déjà coûté plus d’un milliard de dollars à Boeing qui doit faire face à la fronde des pilotes qui estiment que la confiance n’est pas d’actualité. Pour apaiser leurs craintes, les pilotes demandent à ce qu’une formation sur un simulateur de vol soit programmée. A ce jour, une commission désignée par la FAA (Federal Aviation Administration) déclare qu’une formation informatique devrait suffire à informer les pilotes… Le Canada, l’Europe la Corée du Sud demandent également qu’un entrainement sur simulateur soit opéré. Mais là encore, Boeing traine des pieds car un tel programme demanderait du temps pour être déployé et des fonds (près de 1000€/heure de simulateur + l’immobilisation des équipages).

La grogne du public se fait entendre et beaucoup d’acteurs du monde aéronautique pensent que l’avionneur est passé au travers de tous les principes de précaution et de sûreté industrielle. Ce même public qui manifestera ce lundi à Chicago pendant l’assemblée des actionnaires pense que si les 737MAX ont besoin d'un système anti-décrochage c'est que cet avion a de sérieux problèmes de conception et que ce n'est pas un logiciel qui pourra transformer cet appareil en avion sûr.
En attendant, les annulations de commande arrivent et Boeing cherche des places pour stocker les 42 appareils produits par mois mais frappés par les interdictions de vol…