Aéroport de Toulouse: la privatisation remise en cause

Le rapporteur public de la cour administrative d'appel de Paris a recommandé, lundi 11 mars, l'annulation de la privatisation partielle de l'aéroport de Toulouse Blagnac (ATB), qui avait permis au groupe Chinois Casil d'entrer au capital de la société de gestion de l'aéroport.

Le rapporteur public de la cour administrative d'appel de Paris est un magistrat indépendant qui détermine si le droit a bien été respecté. Et il estime, en l'occurrence, "qu'il y avait un vice substantiel" dans la procédure de choix de l'actionnaire. Ses avis sont généralement écoutés par la justice. La cour administrative d'appel de Paris devrait maintenant rendre sa décision d'ici un à deux mois et éventuellement, annuler le processus de privatisation.

En avril 2015 – Emmanuel Macron était alors ministre de l'Economie – l'Etat avait vendu 49,99% du capital de la société de gestion de l'aéroport de Toulouse à Casil Europe, holding française créée par le groupe d'Etat chinois Shandong High Speed Group et le fonds d'investissement hongkongais Friedmann Pacific Asset Management.

Début 2018, l'Etat avait finalement décidé de conserver la part de 10,01% qu'il avait encore en sa possession et sur laquelle Casil avait une option. Les autres actionnaires, à hauteur de 40%, sont la Région, le département, la métropole de Toulouse et la Chambre de commerce et d'industrie (CCI).

Depuis, le groupe Casil Europe a fait part de son intention de se libérer de sa participation et a annoncé qu'il souhaitait vendre ses parts.