Air France, Lufthansa et Emirates ne survolent plus la zone du Sinaï jusqu’à nouvel ordre

Un avion de la compagnie charter russe Metrojet s'est écrasé dans le Sinaï égyptien, le 31 octobre 2015. Les premiers éléments semblaient indiquer que l'accident avait été causé par un problème technique, tandis que le groupe État islamique affirmait avoir abattu l'Airbus A321-200. Principe de précaution, Air France-KLM, Lufthansa et Emirates ont décidé de ne plus survoler la zone du Sinaï jusqu'à nouvel ordre.

Le contrôle aérien égyptien a perdu le contact avec l'avion de Metrojet 23 minutes après le décollage. La branche égyptienne du groupe djihadiste État islamique (EI) a déclaré sur Twitter être à l'origine de son crash. Toutefois, le ministre russe des Transports, Maxime Sokolov, estime que cette déclaration "ne peut pas être considérée comme exacte". Des sources proches des services de sécurité égyptiens avaient indiqué que rien n'indiquait que l'Airbus ait été abattu ou ait explosé en vol, mais les constatations de ce dimanche affirment le contraire. Les boites noires ont été retrouvées et devraient permettre de mieux comprendre ce drame qui a fait 224 morts.

Ne sachant si la piste terroriste est crédible et par principe de précaution, Air France a décidé de ne plus survoler la zone du Sinaï "jusqu'à nouvel ordre". Lufthansa, Emirates et Flydubai ont pris des décisions similaires en attendant que les causes de l'accident soient éclaircies.