Air France : les PNC menacent d’un conflit majeur

Pas question pour les hôtesses et les stewards d’accepter les propositions de la Direction d’Air France sans une explication détaillée des bénéfices qu’ils pourront en tirer. A ce jour, ni le SNPNC ni l’UNSA n’acceptent d’être les sacrifiés d’une restructuration qu’ils jugent "inadaptée". Les négociations entamées cette semaine risquent d’être difficiles.

Alors que les discussions avec les pilotes semblent - au grand dam des pilotes - terminées (réponse, le 2 Mai), le SNPNC explique sur son site internet que "Clairement, cela n’a pas bien commencé. Nous avons pourtant, n’en déplaise à nos interlocuteurs, une certaine expérience des ouvertures de négociations, et nous savons qu’elles sont l’occasion pour la Direction de montrer ses muscles pour tenter de prendre un ascendant psychologique. Mais nous considérons qu’il y a certaines limites à ne pas dépasser". Le ton est donné.
 
Il faut dire que la rencontre n’avait effectivement pas bien commencé. Côté Air France, le texte préliminaire avait de quoi agacer : "Si les syndicats et le PNC ne comprennent pas la nécessité des efforts, c’est que nous ne nous sommes pas suffisamment expliqués sur leur nécessité dans un environnement hautement concurrentiel". Et d’ajouter: "Au 1er novembre 2016, des règles unilatérales remplaceront l’accord collectif ". Les syndicats répliquent: "On ne saurait accepter cette finalité, qui ressemble à un diktat. Depuis quelques mois la politique de la menace jouée par la Direction d’AF va conduire la compagnie au pire".
 
Pour le personnel navigant commercial, pas question de subir. Et les organisations de menacer d’un conflit majeur pendant l’été au plus haut de la fréquentation. Au sein de la direction, selon nos informations, on tempère l’énervement affiché des syndicats. "C’est une posture habituelle qui ne nous empêchera pas de dialoguer ", affirme un cadre qui ajoute "Chacun doit faire des efforts et les syndicats le savent. Reste à expliquer le contexte aux adhérents".