Air France, les pilotes adhérents au SPAF en grève du 9 au 12 septembre

Ce n’est pas le syndicat majoritaire chez les pilotes et les conséquences de cet appel à la grève du 9 au 12 septembre prochain devraient être limitées. Le SPAF considère que toutes les questions posées par la création de Joon n'ont pas trouvé de réponses.

Dans un communiqué, le syndicat prend acte du fait que près des trois quarts des pilotes adhérents du seul SNPL se sont exprimés en faveur du projet Boost devenu Joon et précise : "80% des pilotes ayant répondu au sondage du SPAF estiment que tous les problèmes ne sont pas réglés pour autant".

Pour défendre ses revendications, l’organisation affirme avoir écrit à plusieurs reprises – sans réponse à ce jour, dit-il – au Directeur Général Franck Terner pour l’alerter de cette situation. Le SPAF constate que "les pilotes, lassés par la succession des projets qui s’enchaînent sans qu’une stratégie cohérente soit perceptible, ont choisi de laisser Air France suivre un projet de plus. La direction a interprété cette ligne raisonnable comme de la faiblesse, se permettant d’ignorer les demandes légitimes des pilotes".

Conséquences directes de ce constat, le dépôt d’un préavis de grève du 9 septembre minuit au 12 septembre minuit, le dernier jour correspondant à un autre appel national de grève de la CGT. Et le SPAF de demander dans un tract explicatif "la revalorisation des grilles de salaires, les pilotes étant laissés pour compte depuis des années, l’annulation de la part la plus agressive de Trust Together à savoir l’abandon de 12 jours de repos annuels, la sécurisation des facilités de transport attaquées inlassablement ces dernières années…"

En interne, au vu des salaires et avantages de pilotes, toutes ces demandes sont jugées indécentes par les personnels au sol.