American Express France accueille Bill Glenn… The boss !

C'est un peu une tradition chez Amex. A la même période tous les ans, le grand patron vient faire un tour en Europe pour faire le point sur l'activité. Loin d'être un voyage d'agrément, c'est une visite de travail pour mettre à plat les problèmes rencontrés sur le marché hexagonal. En cette année de crise économique européenne, les sujets ne manquent pas. Bill Glenn, le patron d'Amex le sait. Il est à Paris pour quelques jours.

American Express France accueille Bill Glenn... The boss !
Pas besoin d'être devin pour imaginer le contenu des échanges. D'un côté le plan social à venir. Même s'il concerne l'ensemble des pays où Amex est présent, la France n'échappera pas à cette réduction annoncée du personnel. Pour Eric Audoin, le patron Français, le sujet est loin d'être facile à traiter. L'entreprise, qui a toujours eu une vision sociale appuyée, est consciente que les évolutions du on line ne plaide pas en faveur d'équipes ou de plateau pléthoriques. Pour l'heure, les syndicats étudient des pistes de travail mais se disent préoccupés par l'avenir. En sauront-ils plus après le passage de Bill Glenn ? Pas sûr.
Autre sujet sans doute évoqué, la perte de Total. Le pétrolier n'a pas réellement donné de raisons sur ce changement de TMC. Au mieux elle a évoqué la présence en France, au sein de CWT, d'un spécialiste du pétrole. Celui d'Amex serait... Là ou se trouve les zones de production. Logique. Eric Audoin n'aura pas démérité sur le sujet. Au contraire, selon nos sources. D'ailleurs Bill Glenn lui même s'est fendu, avant que la décision ne soit prise, d'une lettre à la direction de Total. Sans succès au final. Aux USA, le dossier passe mal mais pas question de chercher un lampiste pour faire porter le chapeau.
Il restera enfin à faire le point sur les prévisions économiques pour 2013. Selon nos informations, 2012 n'aura pas été une bonne année pour la filiale française. Un volume d'affaires global en légère baisse mais un résultat en valeur étal par rapport à celui de 2011. Mais 2013 ? Pour American Express, pas certain qu'elle sera bonne. Le balancier économique joue en faveur de CWT et les petites agences, comme Egencia, Avexia, BCD ou 3mundi prennent des marchés, petits il est vrai... Mais des marchés souvent rentables. Enfin, la montée en puissance des réseaux volontaires comme AS Voyages, Manor ou Tourcom commencent à porter ses fruits en province. En cette période de très forte compétition où le Best Buy est devenu une ligne de travail, parions que Bill Glenn devra s'adapter à la réalité française.