Cartes de visite, gérer le casse tête

Trois jours de salon à l’étranger et ce sont plus d’une centaine de cartes de visite qu’il faut gérer à son retour. Si les outils de classements traditionnels existent toujours (Rolodex, classeurs dédies…) ce sont des scanners de petite taille, portables et autonomes, qui réussissent le mieux l’exercice.

Cartes de visite, gérer le casse tête
Voilà deux ans que Claude Bertolet, commercial dans l’univers de l’impression utilise un scanner de carte de visite : « La gestion numérique des contacts me fait gagner près d’une heure par jour ». Aujourd’hui, les scanners de carte de visite ont pris plus de 8% de part de marché dans l’univers de la gestion de données. Leurs atouts : un poids plume, une autonomie associée à l’ordinateur portable et une facilité d’utilisation déconcertante. Dans ce domaine, encore méconnu des voyageurs d’affaire, deux produits tiennent le haut du pavé. Mais attention, scanner des cartes demande un peu de rigueur. Il ne faut pas trop les froisser dans une poche, les griffonner ou les annoter sur la partie imprimée (le scanner ne comprendrait pas). Autre attrait évident : le prix. Moins de 200 € en moyenne pour une tranquillité d’esprit inégalée. Voilà un investissement utile.
Cartes de visite, gérer le casse tête
IRISCard TM 4

L'IRISCardTM 4 est un scanner compact, léger et alimenté via le port USB de l’ordinateur. De la taille d’un petit disque dur externe, plus long que large, il intègre des outils de reconnaissance qui assurent une gestion efficace des contacts: recherche, tri et exportation automatique vers Outlook, Act, Palm Desktop ou Blackberry. En configuration standard (couleur, 400 points par pouce), 6 secondes suffisent pour numériser une carte. 3 seulement pour le mode rapide (300 PPP en niveaux de gris). Conçu pour analyser des cartes de visite de 217 pays, il permet une correction des données saisies si la présence de graphisme ou de logo ne permet pas la reconnaissance sans erreur. A noter qu’Iris est le seul à autoriser une numérisation consécutive du recto et du verso.
Le prix constructeur : 199 $
Le prix moyen en France : 190 €
Le site : www.irislink.com
L’avis : le logiciel de l’Iris est moins intuitif que celui de Cardscan. Un peu plus complexe à manipuler mais au final tout aussi efficace
Cartes de visite, gérer le casse tête
Cardscan Personnal

C’est sans aucun doute le plus petit de sa catégorie et de fait le plus transportable. Doté d’un couvercle qui protège des poussières, lui aussi alimenté par le micro, ce scanner développé par Dymo, met en route automatiquement le logiciel dès qu’une carte de visite est insérée. Le paramétrage de la base « contacts », plus évolué que celui d’Iris assure une synchronisation avec les bases de données classiques, les PDA et les téléphones intelligents. A noter qu’il est également possible de créer des rubriques complémentaires en fonction d’un profil donné (extraction d’emails ou gestion d’une liste téléphonique). Autre bon point : chaque appareil acheté donne droit à un espace sur le site de Cardscan où il est possible de stocker jusqu’à 10 000 noms. A la demande, le site assure également une mise à jour du fichier par l’envoi de mails de confirmation ou de demande de mise à jour.
Le prix constructeur : 165 $ (à New York en octobre 2007). Petit plus, le logiciel livré synchronise désormais avec l’Ipod et l’Iphone.
Le prix moyen en France : 199 €
Le site : www.cardscan.com
L’avis : Ne le cachons pas, c’est le scanner préféré de la rédaction. Sans doute parce qu’il est plus facile d’utilisation (mais moins rapide) que son concurrent. On a apprécie le carnet d’adresses en ligne, utile au bout du monde en cas d’urgence.

Marcel Levy
ml@voyageetbusiness.com
Comprendre

PPP (ou DPI – dot per inche en anglais) : Le point par pouce est une unité de précision utilisée pour définir la résolution d'un scanner (finesse de numérisation). Elle définit le nombre d'informations constituant une ligne d'un pouce, soit 2,54 cm. Ainsi, une résolution de 2 400 ppp signifie que l'image, noir et blanc, a une définition de 2 400 points, blancs ou noirs, sur une longueur de 2,54 cm. Plus le PPP est élevé plus la définition et la restitution numérique sont de qualité.