Comment accéder aux salons business des aéroports ?

L'accès aux salons des aéroports n’est plus un privilège réservé aux passagers voyageant en business ou en première classe. De plus en plus d’aéroports ouvrent leurs portes à l’espace détente, moyennant finances. Seul point noir : la surcharge de certains salons est parfois impossible à supporter. Difficile alors d’amortir son investissement.

Douze heures de vol avec escale, ou un embarquement après une journée de travail, le salon d’affaires est un espace de décompression pour une douche, un café ou un espace de travail en attendant son vol. Un espace qui n’est plus réservé, puisque les aéroports y voient un espace de rentabilité: de plus en plus d’hommes d’affaires sont près à payer le service, il ne reste plus qu’à le proposer. En la matière, Toulouse fait figure de précurseur: l’aéroport de Blagnac dispose d’un salon « La Croix du Sud » ouvert à tous moyennant une participation de 17 euros par personne. A l’aéroport de Nice Côte d’Azur, les deux terminaux ont chacun deux salons « club » qui proposent douche, presse, repas sur le pouce et lieu de rendez-vous pour 25 euros (15 € avec la carte Airport Premier).

Parisn'est pas à la traîne mais seul le salon Icare (Orly et Roissy) est accessible au grand public mais uniquement sur réservation par internet (www.adp.fr) et moyennant un droit d’entrée de 30 € (donc 5 € de frais de dossier), payables d’avance en ligne et pour une durée de 3 heures maximum, histoire de ne pas faire concurrence à la proche hôtellerie. Idem pour Charles de Gaulle à Roissy. Malheureusement, ADP étant incapable de faire les choses simplements l'inscription au site est complexe et n'apporte que peu de détails pratiques à l'utilisateur. D’ailleurs tous les aéroports n’ont pas encore franchi le pas de ce service hôtelier. Ainsi pas de salon mais un « centre d’affaires » à l’aéroport Marseille Provence, où le bureau individuel est loué 16.73 Euros H.T., mais sans douche où en-cas. Centre d’affaires et salon pour l’aéroport Saint-Exupéry de Lyon. Le salon « Mont Blanc » est même aujourd’hui ouvert à tous pour 30 €. Gratuit pour les détenteurs de billet classe affaires des compagnies qui le desservent ou des cartes silver et gold Privalys émises par l’aéroport.

L’ouverture des salons à des clients non business est « tendance », mais ce n’est pas une évidence : beaucoup sont déjà surbookés par les business et y trouver une place aux heures de pointe est complexe. Laisser de nouveaux passagers y accéder serait suicidaire ! Il y a par ailleurs une question d’image, de « club privé », qu’il n’est pas question de dévaloriser. Côté compagnies, toutes celles qui bénéficient de salons parisiens ne les ouvrent qu’à leurs passagers privilégiés ou munis d’un billet adapté. Seul la low cost Easyjet ouvre des salons français, et pour l’heure sur deux aéroports seulement, Nice et Toulouse. (www.easyjet.com). Il est donc plus économique de traiter directement avec l’aéroport….

S’ouvrir quand même les portes

Comment accéder aux salons business des aéroports ?
Avec la crise, le transport aérien s'ouvre à de nouveaux services. Ainsi, le site www.airportviplounge.com regroupe une cinquantaine de «lounges» proposant l’accès payant aux voyageurs. En France, 6 salons d’aéroports sont ainsi accessibles. Même celui de Roissy (Terminal 1, salon Icare, proposé à 30 €). Premier accroc à la règle nationale. Plus intéressant, www.loungepass.com recense 128 aéroports dans le monde dont 4 en France : Bordeaux, Lyon et Toulouse (accessibles à 20 euros) ou Paris Orly Sud (à 30 euros).

D’autres serveurs comme www.aph.com :// www.aph.com ne proposent que les salons d’aéroports britanniques. Enfin, les porteurs de certaines cartes bancaires comme Diners Club se voient offrir gratuitement l’accès aux «lounges». On peut même inviter, toujours gratuitement, jusqu’à 2 personnes. Problème, les conditions varient en fonction du pays de provenance des porteurs. Ainsi, les salons des aéroports londoniens sont fermés aux titulaires américains et canadiens. Dernier désavantage, aucun aéroport français n’est présent dans la liste.

Depuis quelques mois, le site Gosymply propose des réservations online qui sont les moins chères du marché . Un peu plus de 270 lounges accessibles à tous les voyageurs à partir de 20 € au terminal 2 d’Heathrow ou 28 € au terminal 4 de JFK à New York.

Un accès universel

Comment accéder aux salons business des aéroports ?
Avec plus de 450 salons proposés, Priority Pass offre la plus large sélection de salons d’aéroport dans le monde. Pour l’utilisateur, une simple carte dont la couleur change selon le niveau de services achetés. Trois niveaux d’adhésion sont proposés : Standard, Standard Plus et Prestige. Le premier tarif permet, avec à une adhésion annuelle de 99 euros, d’entrer dans les fameux salons pour seulement 24 euros par personne. Un montant débité directement sur la carte de crédit que l’on a mentionnée lors de l’adhésion. Avantage supplémentaire, on peut même s’offrir le plaisir, pour 24 euros supplémentaires, d’en faire bénéficier un invité ou un collaborateur.

Avec 249 euros de frais d’adhésion annuels, le second niveau tarifaire permet de bénéficier de 10 entrées « gratuites ». Au delà de ce seuil, les prix pour chaque visite seront les mêmes que pour une adhésion standard. Et il va sans dire que l’on peut toujours offrir l’invitation à une tierce personne.

Enfin, l’adhésion Prestige, d’un montant annuel de 399 euros, permet une utilisation « ad libitum » et gratuite des services des salons VIP. Par contre, votre invité sera toujours taxé à 24 euros. Attention, si l’on voyage avec des enfants, certains salons, notamment au Royaume-Uni, n'autorisent pas l'accès aux moins de 12 ans. A ce jour, l’offre « Priority Pass » ne concerne que 6 aéroports français : Bordeaux Mérignac, Lyon St Exupéry, Nice Côte d'Azur, Toulouse Blagnac et les deux aéroports parisiens d‘Orly et de Roissy.

Attention, si l'offre Priority Pass est alléchante, le coût de 24 € pour accéder aux salons choisis est parfois supérieur à la réalité du prix pratiqué sur place. Il est donc prudent de se renseigner avant de s'abonner.

Marcel Lévy