Courir au Grand Palais pour Niki de Saint-Phalle

L’expo Niki de Saint-Phalle se termine lundi 2 février au Grand Palais à Paris. Si vous avez un remords, précipitez-vous ! Et pas que pour les « Nanas ».

Rigolotes et plantureuses, colorées et dignes de personnages de bandes dessinées, les « Nanas » géantes de Niki de Saint Phalle sont un peu devenues l’emblème de l’artiste (1930-2002). Mettant en scène son pied de nez à la condition féminine, les poupées monumentales sont un peu l’arbre qui cache la forêt d’une œuvre hétérogène. Sculptrice, peintre, réalisatrice de films, Niki de Saint-Phalle est un peu tout cela mais son talent s’expose bien au-delà au Grand Palais, jusqu’à ce 2 février 2015. Elle compte parmi les premières artistes femmes à acquérir de son vivant une reconnaissance internationale et à jouer de sa personnalité médiatique. Niki est d’ailleurs l’une des premières personnalités – au même moment que Warhol – à utiliser la presse et les media pour contrôler ou orienter la réception de son travail.

Une artiste engagée
Autodidacte, Niki de Saint Phalle met en place dès la fin des années 50 un univers singulier, en dehors de toute tendance et mouvement. Cette rétrospective, première grande exposition consacrée à Niki de Saint Phalle depuis vingt ans, présente toutes les facettes de l’artiste qui fut à la fois peintre, assemblagiste, sculpteure, graveuse, performeuse et cinéaste expérimentale, et renouvelle profondément le regard posé sur son travail.
Plus de 200 œuvres et archives dont beaucoup sont inédites émaillent un parcours de 2000 m² à la fois chronologique et thématique, ponctués d’écrans montrant l’artiste commentant son travail. Des maquettes de projets architecturaux et une sculpture-fontaine (L’Arbre de Vie) devant l’entrée du Grand Palais, permettent d’évoquer l’ampleur et la diversité de son oeuvre publique.