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Deloitte In Extenso : l'hôtellerie peine toujours en mai


Comme en avril, l'hôtellerie parisienne présente un bilan plutôt maussade au mois de mai 2015. De plus, Lille et Marseille reculent alors que la province enregistre, en moyenne, des progressions du chiffre d’affaires hébergement. Selon l'étude Deloitte In Extenso, ces performances contrastées s'expliquent en partie par un calendrier scolaire qui a favorisé en 2015 les territoires qui avaient été défavorisé l'an dernier par les vacances scolaires.



L’hôtellerie française présente un visage contrasté en mai. Les territoires affichent des performances particulièrement divergentes avec parfois de fortes baisses de chiffres d’affaires et ailleurs des progressions sensibles. Paris enregistre une baisse sensible de l’occupation pour l’ensemble des catégories. La baisse du taux d’occupation va de -1% à -7%. Les plus touchées sont les hôtels de luxe et les hôtels de milieu de gamme. "La baisse de l’occupation perdure sur la capitale et inquiète les professionnels. Ces derniers espèrent beaucoup des chiffres du mois de juin et de l’impact de l’Air Show. Cette inquiétude est d’autant plus légitime que les prix moyens sont en retrait de l’année passée, à l’exception des hôtels de luxe et des établissements haut de gamme standard", explique l'étude.

A l’inverse, la province enregistre globalement une progression du chiffre d’affaires hébergement. Seule l’hôtellerie économique se distingue en affichant un recul de 1% du RevPAR. Les augmentations sont modestes pour l’hôtellerie super-économique (+1%) et milieu de gamme (+1) beaucoup plus affirmées pour les établissements haut de gamme (+6%) et de luxe (+11%). "Toutefois, derrière les performances moyennes de la province, de réelles différences existent selon les territoires observés. Le littoral s’en est ainsi plutôt bien tiré en Mai. Il en est de même pour des villes comme Lyon, Grenoble ou Nancy. A l’inverse, Avignon, Lille ou Marseille sont en net retrait par rapport à l’année passée".

La faute aux ponts du mois de mai ? Philippe Gauguier – Associé In Extenso TCH – réfute cette explication un peu trop facile et souligne que le calendrier de l’année passée était davantage propice à des ponts longs. Les 1er et 8 mai tombaient des jeudis contre des vendredis cette année. Logiquement, les jours fériés auraient donc dû se traduire par une hausse de l’activité pour toutes les destinations Business. Olivier Petit – Associé In Extenso TCH – confirme et souligne que l’explication est davantage à chercher du côté du calendrier scolaire. Les destinations ayant enregistré des progressions sensibles de l’activité sont celles où les vacances de printemps de l’année passée couraient sur une partie du mois de mai et pas cette année.