Déplacements professionnels : les taxis à nouveau en grève le 13 mars

Déterminés, voilà le mot d’ordre des taxis qui viennent de manifester ce 10 février. Au-delà, et ils le disent clairement : « ils ne lâcheront rien » tant que le gouvernement n’interviendra pas pour faire en sorte que la concurrence soit loyale entre les VTC et les taxis. Preuve de cette fermeté, une nouvelle grève annoncée pour le 13 mars. Cette fois ci, le mouvement sera nationale prévient l‘une des deux organisations intersyndicales à l’origine du mouvement.

La Fédération Nationale des Artisans Taxis (FNAT), forte de 15 000 adhérents, a décidé de pousser ses pions. Dans quelques jours, elle déposera plainte pour «exercice illégal de la profession de taxis» contre plusieurs entreprises de VTC. Une démarche juridique qui ne doit pas faire oublier l’action sur le terrain. Mais la bataille se fait en ordre dispersé. Deux fédérations s’affrontent, sans se parler. Chacune veut aller plus loin que l’autre et engage une escalade verbale qu’il faudra pourtant contenir pour obtenir un résultat.

Le 13 mars prochain, les organisations syndicales majoritaires (FFTP, FNDT, FNTI, FNAT et l’Unit) veulent marquer d’une pierre blanche leur action. Pas moins de 20 grandes villes françaises entreront dans le mouvement. Un objectif : démontrer la puissance des taxis à 10 jours des élections municipales. Et les taxis comptent bien faire plier le gouvernement d’ici là.

Certains artisans aimeraient organiser des actions spectaculaires pour montrer leur puissance. Mais gare à l’image. Les organisations professionnelles savent que les taxis ont globalement la sympathie de la population mais en poussant le bouchon trop loin, le mouvement serait vite impopulaire. La bataille pour une juste revendication est engagée.