Ebola, vu par un voyageur d’affaires…En Chine

Avant que l’on nous (re)fasse le coup du nuage de Tchernobyl qui s’est arrêter aux frontières françaises, je voudrais partager une expérience et une réflexion sur le fléau potentiel que représente le terrible virus Ebola.

Tout d’abord, considérer que les voyageurs volent «en direct» est une erreur fondamentale qui pourrait s’avérer fatale si l’épidémie devait s’emballer. Le voyage «via» est de rigueur pour beaucoup de touristes, de migrants ou d’hommes et femmes d’affaires (NDLR: la preuve). Je conseille donc fortement à nos politiques de prendre en compte cette possibilité imposée par les conditions du marché (opérateurs, TMC, sites de réservation, TO…).

D’autre part, actuellement en voyage en chine, j’ai eu, à l’arrivée à Pékin, la surprise d’avoir une annonce à l’arrivée de l’appareil par le chef de cabine, qui nous demandait de rester assis tant que le formulaire sanitaire n’était pas rempli… Qu’est-ce donc ?... La réponse fût simple. Un document, émis par les autorités Chinoises, est donné à tous les passagers afin qu’ils notent, entre autres, leur numéro de vol, siège passeport et téléphone afin que l’on puisse être personnellement prévenu en cas de contamination avérée d’un passager, ou pire, de son propre voisin… Le remplir prend 2 minutes et c’est finalement rassurant de savoir qu’en cas de problème avéré, on a de fortes chances d’être prévenus à temps pour intégrer les services de soin et surtout ne pas propager la contamination.

Pas bêtes les Chinois… Que dis-je, intelligents ! Et pour cause… Dans le passé, le manque de management de la crise du SRAS avait fait plongé l’activité et donc, l’économie du pays. Forts de cette expérience, ils ont systématisé la prise de température des voyageurs par télémesure (et ça ne retarde personne), vivement conseillé le port de masque pour tous les « contaminés » (rhumes, grippes…) et surtout, ils se sont donné des chances de contrôler la propagation initiale de la maladie.

Et si la France, l’Europe, l’OMS, L’ONU, IATA, au lieu de donner des leçons, prenaient exemple sur ces bonnes pratiques simples et peu onéreuses au regard des coûts potentiels d’une contamination incontrôlée…

Yann le Goff
Sidel