Grève des contrôleurs aériens du 21 juillet : dur, dur d’être voyageur d’affaires aujourd’hui !

La pagaille, voilà le constat fait ce matin dans l'ensemble des aéroports français qui connaissent annulations de vols et retards. Selon les premières observations, les prévisions des compagnies aériennes seraient à priori respectées sauf pour Air France qui aurait connu quelques problèmes sur deux de ses longs courriers.

Grève des contrôleurs aériens du 21 juillet : dur, dur d'être voyageur d'affaires aujourd'hui !
Cinq syndicats des contrôleurs aériens appellent à une grève dure mercredi prochain, afin de marquer leur opposition au projet européen de contrôle aérien unique qui pourrait conduire au démantèlement de la DGAC et à la perte de certains privilèges nationaux. L'intersyndicale CGT-CGC-FO-Unsa/Iessa-Unsa/Icna a déjà souligné les risques d'une perte de contrôle de la DGAC sur la gestion du ciel français. à l'occasion de deux mouvements de grève en janvier et en février dernier. Selon certaines sources militantes : "Le projet européen vise également à établir une main mise anglo-saxonne sur la gestion du trafic aérien ce qui serait une catastrophe pour le développement des compagnies françaises ". Une crainte balayée d'un revers de main par le patron européen des transports, Siim Kallas, qui précise que l'argument ne tient pas : "La France est dans un bloc qui regroupe l'Allemagne, la Suisse, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg". C'est le fameux "Fabec", le bloc d'Europe centrale. Et de poursuivre : "La création envisagée de neuf blocs de suivi des opérations, au lieu des 27 actuels, signera la rationalisation de l'expérience et garantira un meilleur trafic aérien". Les premiers constats sur le terrain démontrent la volonté de la France de développer, au sein du Fabec, une structure en charge de gérer le trafic aérien. Cette structure externalisée regrouperait les personnels de l'ensemble des pays concernés. Les promesses de maintien du statut des contrôleurs aériens au sein de la fonction public a bien été faite par le Ministère des Transports, mais les syndicats considèrent qu'il s'agit d'un premier pas vers la privatisation. Ils précisent que sur les 4400 contrôleurs aériens français, plus de 80% seraient favorables au mouvement ce qui pourrait conduire à l'annulation d'un vol sur deux.
A ce jour, la DGAC qui devrait reprendre des négociations dès lundi 19 juillet prochain, se refuse à donner des prévisions quant à la journée du 21 juillet mais reconnaît en "off" qu'elle pourrait être l'une des plus difficiles journées de l'année pour le transport aérien.