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In Extenso / Deloitte : des performances hôtelières estivales moroses


L'Observatoire de l'hôtellerie In Extenso et Deloitte confirme que le climat morose qui plane sur le secteur depuis quelques mois, s'est maintenu lors de la première moitié de l’été. En outre, les hôtels de luxe de Paris et de la Côte d’Azur ont subi «l’effet Ramadan» en juillet et les performances commerciales des segments Super-économiques et Économiques continuent à se dégrader.



Comme l’an passé, l’hôtellerie de luxe a dû se passer des clients moyen-orientaux en juillet. Sur ce segment, à Paris comme sur la Côte d’Azur, les taux d’occupation ont malgré tout progressé. Mais les suites de prestige étant moins vendues, les prix moyens ont été pénalisés (revpar Paris : 420 € -0,2% ; revpar côte d'azur : 368 € -3,5%). «De façon plus générale, les performances de l’hôtellerie française sont restées maussades en juillet, particulièrement sur les segments Économiques et Super-économiques», précise l'étude. Même s’il est resté supérieur à 80 %, le taux d’occupation des hôtels Économiques parisiens a chuté de 4 % par rapport à juillet 2013. Une partie de la clientèle semble avoir favorisé les hôtels de même catégorie en périphérie de la capitale, nettement moins chers. Ces derniers ont en effet accueilli davantage de clients en juillet (+2,2 %), mais en rognant sur les prix moyens (-2,5 %).
Le même phénomène a été observé dans l’hôtellerie littorale, où les établissements Économiques ont revu leurs tarifs à la baisse, «parfois en raison d’une météo qui ne les a pas vraiment aidés» ajoute l'observatoire de l’hôtellerie.

En province, les segments Économiques et Super-économiques continuent de faire grise mine, tant au niveau du taux d’occupation que de la recette moyenne chambre : la chute du RevPAR a ainsi dépassé 5 % en juillet. «Davantage orientés vers la clientèle nationale, ces établissement souffrent d’un climat général qui incite peu les classes moyennes à la consommation. Ils sont également nombreux à devoir faire face à une augmentation de l’offre, hôtelière et parahôtelière. C’est en partie l’explication aux chutes importantes de fréquentation observées à Grenoble, Lyon ou encore Montpellier», analyse le rapport. Sur le pôle Aix-Marseille, les taux d’occupation sont également en fort recul. In Extenso et Deloitte rappellent néanmoins qu'ils sont comparés avec les excellentes performances réalisées en juillet 2013 lorsque Marseille était capitale européenne de la culture.

«A l’heure de la rentrée, seule une recrudescence de l’activité en septembre et octobre serait de nature à inverser une tendance qui, sans être catastrophique, retarde encore la venue d’une reprise espérée par les hôteliers français depuis des mois», conclut l'étude.