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In Extenso / Deloitte : l’hôtellerie a plongé en mai


Après une timide reprise du secteur hôtelier français en Avril, le mois de Mai affiche un bilan négatif. Selon l'observatoire de l'hôtellerie du mois de mai publié par le cabinet In Extenso/Deloitte, la majorité des destinations affichent des performances en retrait. La multiplication des ponts a réduit la demande des clients affaires. Cette baisse d’activité n’a pas été compensée par une clientèle de loisirs toujours frileuse.



Avril présentait une légère amélioration des performances avec, pour la première fois depuis de nombreux mois, une progression de la fréquentation des hôtels. Mais le mois de Mai, particulièrement compliqué, s’est achevé sur des performances en net retrait sur quasiment l’ensemble du marché hôtelier français. L’hôtellerie parisienne affiche par exemple un RevPar en recul de 4,1 % (225 €) pour le Haut de Gamme ou Grand Luxe et de 0,2 % (122 €) pour le Milieu de Gamme. En Province le RevPar moyen de mai a chuté de -7,9 % (152 €) pour le Grand Luxe, de -2,5 % pour le Haut de Gamme (86 €) et de -3,6 % pour le Milieu de Gamme (56 €).

Néanmoins, quelques destinations et catégories ont mieux résisté que d’autres – l’hôtellerie marseillaise affiche ainsi des augmentations de chiffres d’affaires hébergement sur presque toutes les catégories (Haut de Gamme : RevPar +12 %, Milieu de Gamme RevPar +3,3 %, Eco : RevPar +3,9%) – «mais il s’agit d’une exception dans le paysage hôtelier de Mai», précise le cabinet.

Le point faible de l'hôtellerie a été le taux d'occupation. La fréquentation des établissements est en retrait par rapport à l’année passée. «Selon les destinations, la baisse de la fréquentation a pu être partiellement compensée par une progression des prix moyens mais quand cela n’a pas été possible, les conséquences sur le chiffre d’affaires ont été lourdes», ajoute In extenso/Deloitte.

Le secteur a été pénalisé par la baisse des déplacements de la clientèle d’affaires. «Contrairement à l’année passée où quasiment tous les jours fériés tombaient un mercredi, cette année, le mois de Mai comptait 3 jeudis fériés. Une aubaine pour les salariés désireux de s’offrir un week-end prolongé, mais une catastrophe pour les hôteliers. La clientèle d’affaires a été peu présente et n’a pas été compensée par la clientèle de loisirs», explique le cabinet. Le cabinet conclut que les résultats du mois de mai rappelle «qu'à de rares exceptions près, les destinations françaises sont encore et surtout des destinations de business».