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In extenso Deloitte : l’hôtellerie toujours impactée par les attentats de janvier


Les performances de l’hôtellerie parisienne continuent d'être impactées par les attentats de janvier. Mais pour le Baromètre In Extenso Deloitte, cette situation doit également être replacée dans un contexte économique morose où les clientèles françaises ont été peu présentes à Paris en février. En outre, les bons résultats observés en janvier en province n’ont pas duré.



Sensiblement impactée au mois de janvier par les attentats, l’hôtellerie parisienne peine encore. Toutes les catégories ont vu leur taux d’occupation reculer en février. Certaines catégories ont compensé cette baisse par une progression de leur prix moyen. Ainsi les hôtels Grand Luxe et Milieu de gamme standard enregistrent une hausse de leur RevPar respectif de 1,2 % (244 €) et 1,0 % (68 €). Néanmoins une bonne partie du marché de la capitale stagne ou chute. Philippe Gauguier - Associé In Extenso TCH – souligne pourtant qu’il ne faudrait pas trop rapidement en conclure qu’après les attentats de janvier, la destination est toujours boudée par les touristes. Février est traditionnellement un mois où la clientèle française est présente, spécialement pendant les vacances scolaires. La conjoncture continue de se faire sentir et, comme l’année passée, la clientèle s’est faite peu présente.

Dans le même temps, les performances de la province, plutôt bonnes au mois de janvier, se tassent voire reculent. Cette tendance varie toutefois selon les zones. La Côte d’Azur et certaines métropoles - Bordeaux, Lille, Lyon, Toulouse, etc. – réalisent de bonnes performances en comparaison de l’exercice précédent et confirment la situation observée en janvier. D’autres souffrent – Marseille, Strasbourg, etc. – et affichent des baisses d’activités significatives. Le baromètre précise «Soulignons que sur certaines destinations des acteurs profitent de cette période calme pour fermer et apurer les congés ou réaliser des travaux. Ce phénomène est particulièrement vrai sur la Côte d’Azur où des hôtels traditionnellement ouverts ont ajusté leur capacité ou leur ouverture à une activité ralentie».

Les catégories supérieures confirment leur recul sur l’ensemble du territoire avec par exemple un RevPAR en chute de 12 % sur le Grand Luxe (135 €) et stagnant sur le haut de gamme (-0,3% ; 76M€). En revanche, si 2014 avait été difficile pour les catégories d’entrée de gamme, notamment pour les établissements super-économiques, en raison de la hausse de la TVA, on note un léger mieux sur les prix moyens. C’est la seule catégorie qui voit son RevPAR progresser au mois de février avec + 0,3% (23€).