La FNAM déplore le manque de stratégie des pouvoirs publics pour l’aérien

Début novembre, la commission du Sénat a rejeté le budget de la DGAC. Son rapporteur spécial, Vincent Capo-Canellas, avait alors indiqué regretter "l’absence d’une stratégie claire et ambitieuse des pouvoirs publics pour le secteur aérien". La FNAM partage clairement son avis.

La Fédération Nationale de l'Aviation Marchande déplore le manque de stratégie des pouvoirs publics pour l'aérien secteur qui représente plus de 100 000 emplois directs et 4% de contribution totale au PIB. Elle explique dans un communiqué daté du 8 novembre regretter que "des actions concrètes ne soient pas mises en place par les pouvoirs publics pour améliorer la compétitivité du transport aérien français (charges aéronautiques, taxe de solidarité, coûts de sûreté, concurrence déloyale, etc.)". La FNAM se réjouit que le projet de taxe sur les passagers pour financer CDG Express soit repoussé. Toutefois, elle rappelle que la création d'une charge relative à PARAFE est toujours en question.

L'organisation estime que "L’accumulation de ces taxes qui pèsent sur les transporteurs nationaux et leurs clients entraîne une perte de compétitivité du pavillon français".

La FNAM réclame ainsi "une intervention rapide du gouvernement, les chiffres de trafic ayant chuté cette année suite aux attentats sur le territoire national. Elle partage la préoccupation de Vincent Capo-Canellas qui a déclaré : « Les pouvoirs publics doivent impérativement accompagner le redressement de nos compagnies en allégeant le poids des taxes et redevances qui pèsent sur elle ». Il est urgent d’agir aussi pour la mise en œuvre du volet technologique du Ciel Unique Européen qui apporterait des gains de productivité et une baisse des coûts des redevances aéronautiques ainsi que pour le développement d’une filière biocarburant afin que la France conserve son statut de grande nation dans le secteur aéronautique".