La grève des taxis : Paris paralysé (mise à jour 10h30)

Si Paris et ses aéroports sont sous le feu des projecteurs, les autres régions de France, elles aussi, se mobilisent ce 10 février contre l’annulation du décret de 15 minutes. Selon l'intersyndicale à l’origine du mouvement (CFDT, CGT, FO, SDCTP et CST), la grève du 10 février sera bien plus suivie que la dernière opération en janvier.

A 10 heures, le périphérique est totalement paralysé. Les opérations "escargot" ont débuté dès 7 heures du matin sur le périphérique parisien et autour des aéroports d’Orly et Roissy. Les compagnies de VTC, pour éviter toute provocation, refusent de se rendre aux aéroports ce qui fait le bonheur des motos taxis.

Les cortèges se réuniront vers l’École militaire au cœur de la capitale, ce qui risque de provoquer de très nombreux embouteillages et d'importantes difficultés pour sortir des plateformes. Le centre de Paris devrait être bloqué jusqu'à 18 heures. Selon la Préfecture de Police, la dispersion des taxis pourraient être terminée vers 20h30.

Marseille connait aussi quelques perturbations depuis 9 heures, Un blocus vers l'aéroport est organisé. Quelques échauffourées constatées avec des transporteurs routiers. Nice, Toulouse et une dizaine d’autres grandes villes pourraient connaître des perturbations dès 11 heures, que ce soit en centre-ville, autour des gares ou sur les axes routiers vers les aéroports. Mais ces mouvements, plus spontanés que déclarés, non officiels, ne seraient pas trop pénalisants.

Paris focalise toutes les rancœurs car c’est là aussi que les VTC sont les plus nombreux. L’Union des Chauffeurs Courtois (UNCC) appelle au calme et au dialogue. Par sûr qu’elle soit suivie.