Malaysia Airlines : nouvelle piste autour des batteries au Lithium

A en croire plusieurs journalistes américains, le Président de Malaysia Airlines savait que l’avion transportait des matières dangereuses, en l’occurrence des batteries lithium-Ion. En reconnaissant ce fait, la compagnie semble accréditer l’hypothèse d’un dégagement de fumées accompagné d’une possible explosion en vol. D’autant que d’autres pistes, anglaises cette fois ci, évoquent des erreurs d’interprétation sur le temps de vol réel de l’avion après le transfert de son dernier message.

Dans un XXIe siècle totalement technologique, la disparition de l’avion de la Malaysia Airlines reste un mystère absolu que n’arrivent pas à percer les satellites du monde entier. Pas moins d’une petite centaine d’hypothèses ont été formulées ces dernières 48 heures par les techniciens des différents bureaux de l’aviation civile dans le monde sans qu’aucune ne puisse être confirmée.

Alors que la France a transmis à la Malaisie plusieurs images satellites montrant des morceaux d’origine inconnue flottant à la surface de l’océan Indien, une nouvelle théorie émise par les Chinois vise la compagnie qui aurait transporté, dans les soutes du 777, des batteries au lithium-ion. Ce n’est pas la première fois que ce type de batteries est montré du doigt. En 2013 un avion de la de Japan Airlines avait dû être dérouté en raison de ces matières dangereuses en vol. Le risque d’une inflammabilité est fort et pourrait, toujours selon les experts, être responsable d’un début d’incendie voir même d’explosion.

À l’évidence, la compagnie malaisienne - qui a toujours caché jusqu'ici la présence de ces batteries en soute - savait la dangerosité de la cargaison et l’avait accepté en dehors de toutes les règles de transport aérien en vigueur aujourd’hui. Pour l’heure, il ne s’agit que d’une nouvelle supposition. Une hypothèse qui n’est pas encore confirmée sur le terrain faute d’avoir retrouvé les débris de l’appareil. On devrait en savoir plus dès ce lundi 24 mars avec l’arrivé sur zone d’une flottille de l’armée australienne accompagnée de plusieurs appareils spécialisés dans les recherches en mer.