Marseille : le bureau des congrès s’élargit à la métropole

Pour faciliter l’organisation d’événements, le Bureau des Congrès de Marseille va fédérer des prestataires dans toute la métropole.

En 2018, la cité phocéenne a accueilli 815 manifestations, représentant plus de 413 000 journées congressistes, et 340 millions d’euros de retombées économiques. Dans le dernier classement de l’International Congress and Convention Association (ICCA), elle occupe la troisième place dans les villes françaises, derrière Paris et Lyon. Face à cette attractivité grandissante, le Bureau des Congrès cherche à passer à la vitesse supérieure et veut fédérer les prestataires dans toute la métropole Aix-Marseille-Provence, c’est-à-dire dans 92 communes environnantes, essentiellement situées dans le département des Bouches du Rhône. A savoir : Arles, Avignon, St Rémy de Provence n’y figurent pas.

Pour Pascale Bigo, responsable du Bureau des Congrès, l’objectif est de faciliter le process aux prescripteurs d’événements, en proposant un guichet unique et des prestataires pré-sélectionnés. « Il ne s’agit pas de proposer n’importe quel prestataire ! Ils doivent répondre à un certain nombre de critères », dit-elle. Parmi eux, un site internet en anglais, une réponse rapide entre 24h et 72h maximum, une offre qualitative.

Outre les grandes structures de palais des congrès à Marseille, Aix et Martigues, il existe une multitude de lieux originaux de séminaires dans le département. « Nous allons mettre de six mois à un an pour visiter et référencer tous les sites dédiés aux séminaires d’entreprise, que ce soit des hôtels, des châteaux ou des salles spécifiques », déclare Pascale Bigo. Elle estime qu’une cinquantaine des prestataires pourrait rejoindre le Bureau Métropolitain des Congrès et des Evénements, en plus des 75 actuels. « En 2020, nous serons contents de proposer d’autres lieux que Marseille, sachant que nous accueillons du 11 au 19 juin le congrès de l’International Union of Conservation of Nature (IUCN) de 10 000 participants ». Le levier et le savoir-faire de Marseille devrait ainsi bénéficier à de plus petites destinations, et la promotion se fera de façon commune.