Seafrance : va-t-on vers un scandale ou est-ce un simple détournement, par la SNCF, des règles européennes ?

En affirmant sur RMC que la SNCF pourrait verser entre 50 et 60 000 euros d’indemnités à chaque salarié de Seafrance, la Ministre des Transports, Nathalie Kosciusko-Morizet, agissant sur ordre de l’Elysée, pourrait bien mettre le feu à la paix sociale.

Seafrance : va-t-on vers un scandale ou est-ce un simple détournement, par la SNCF, des règles européennes ?
Cette décision, qui sent la course électorale, donne des idées aux entreprises aujourd’hui en lutte pour leur survie. Une approche soulignée par les syndicats du transporteur ferroviaire français qui voient là le signe que « l’état peut voler au secours des sociétés défaillantes quand il s’agit d’organiser une reprise des activités par le personnel ». Alors que l’avocat des salariés de SeaFrancea obtenu un report d’audience au lundi 9 janvier pour permettre à ses clients de revoir leur projet économique, la décision du gouvernement, imposée de fait à la SNCF, pourrait avoir des effets inattendus. Pas moins d’une vingtaine d’entreprises en passe d’être fermées viennent de demander au gouvernement de les aider à passer en coopérative pour poursuivre leur activité. Autant dire que l’affaire devrait susciter bien des vocations entrepreneuriales. Autre constat, Bruxelles ne devrait pas rester insensible à ce que des patrons allemands et néerlandais nomment déjà « l’entourloupe française ». Autant dire que nos voisins ne verront pas cette solution d’un bon œil.