Steward chez Ryanair à 1000 euros par mois

"À un moment donné, il faut dire stop ! On n’est pas là pour être les esclaves du 21ème siècle", lance Sarkis Simonjan. Ce bruxellois est l’un des premiers stewards de Ryanair à briser le silence. Il comprend les voyageurs inquiets par la multiplication des grèves. Mais il veut qu’ils réalisent que "lorsqu’on achète un billet à 11 euros, il y a des conséquences économiques et sociales derrière". Le steward s'est confié à nos confrères de la RTBF,la radio télévision belge francophone.

Devenir steward était son rêve d’enfant. C’est à 30 ans que ce commercial polyglotte a décidé de quitter son job pour suivre "sa vocation". Après huit semaines de formation en Espagne, il a rejoint la compagnie irlandaise au printemps dernier. "Le premier mois, j’ai gagné 900 euros. Le deuxième mois, j’étais à 870 euros et le mois dernier j’ai gagné 1000 euros."

Comment est-ce possible ? "Nous ne sommes payés que pour les heures de vol", explique Sarkis Simonjan. La préparation du vol, le briefing de sécurité, l’accueil des passagers, le temps de rotation au sol… tout cela n’est pas comptabilisé. "Là, je fais un aller-retour sur Rome. C’est un vol qui dure 1h50. Au total, je serai payé quatre heures. Pourtant, j’aurai travaillé huit ou neuf heures. Je vais rentrer à minuit". Et si le vol est en retard, il ne sera pas payé davantage.

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