Emmanuel Macron : « Le 11 mai, le début d’une nouvelle étape »

Le Président de la République a annoncé le prolongement du confinement strict jusqu’au 10 mai inclus. Le tourisme et l’événementiel ont été cités comme des secteurs devant bénéficier de mesures spécifiques. Les frontières françaises restent, fermées « jusqu’à nouvel ordre » au pays non-européens.

Le ton était aussi solennel que dans les allocutions précédentes depuis le début de la crise sanitaire liée au coronavirus, notamment celle du 12 mars annonçant la fermeture des établissements scolaires et universitaires. Constance aussi : une déclaration fixant les grandes lignes, laissant le détail des modalités au gouvernement.

Une sérieuse inflexion, cependant : la reconnaissance d’une relative impréparation du pays à une telle crise qui a révélé « des failles, des insuffisances, (…) des ratés, des procédures inutiles » qui, certes, « une fois identifiés« , ont été gérées. Un constat qui se veut humble, même s’il côtoie le constat de « vraies réussites« , parmi lesquelles « le rapatriement de dizaine de milliers de Français à travers le monde« . Pour autant, l’expérience de cette crise invite à l’auto-critique et, a déclaré Emmanuel Macron : « à nous réinventer, moi le premier« .

Le confinement strict au 11 mai « ne sera possible que si la propagation a continué de ralentir« , a relativisé le chef de l’Etat. N’empêche, en dépit des tendances qui étaient annoncées les jours précédant son discours, Emmanuel Macron a annoncé que « les crèches, les écoles, les collèges, les lycées (mais pas les universités, ndr) » seront rouverts à cette date. Idem pour les industries, dès lors que la sécurité sanitaire des salariés pourra y être assurée.

Déconfinement

A noter, sur la partie économique, qu’Emmanuel Macron n’a pas parlé de déconfinement progressif, en fonction des régions, notamment. Cette stratégie a bien été évoquée mais dans un autre domaine, selon qu’on soit « aîné (âgé, ndr) », ou non, particulièrement exposé (le personnel médical au premier chef), ou non. Ces populations particulières pourront, toutes, être testées d’ici ce 11 mai, a promis le chef de l’Etat.

Cependant, le déconfinement ne pourra être allégé avant la mi-juillet pour les lieux concentrant de nombreuses personnes tels, entre autres, que les restaurants ou les hôtels. D’ailleurs, c’est la raison pour laquelle il a identifié des secteurs, tels que le tourisme et l’événementiel qui devaient bénéficier de « plans spécifiques, (incluant) l’annulation de charges et des aides particulières« .

Les dispositifs de chômage partiel et d’aides aux entreprises seront « prolongés et renforcés« , a insisté le chef de l’Etat, sans plus de précision. Les banques (pour retarder leurs échéances) et les assurances ont, en ce sens, été rappelées à leur devoir de solidarité dans cette période particulière. 

Si le 11 mai semble désormais fixé comme un horizon, un bout du tunnel, par le chef de l’Etat, il ne s’agira en fait, à cette date, que de mesures s’assouplissement, dont les modalités seront annoncées « d’ici 15 jours par le gouvernement.« .