Ouverture à la concurrence du ferroviaire : Qu’en pensent les voyageurs Français ?

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Trainline et Opinion Way présentent une étude sur la perception des Français concernant l’ouverture à la concurrence dans le transport ferroviaire. Que cela soit au niveau national ou régional, la très grand majorité d’entre eux la plébiscitent. 

Actée par la loi Nouveau Pacte ferroviaire de 2018, la libéralisation du rail en France est devenue une réalité depuis 2021. Renfe, Trenitalia ou bien encore Le Train, les compagnies françaises ou internationales commencent à être nombreuses à vouloir concurrencer l’historique SNCF. Selon une étude, 80% des Français ont déjà entendu parler de cette ouverture à la concurrence, 80% la plébiscitent sur les lignes nationales et 77% sur les lignes régionales. Pour 61% des sondés, cette ouverture est synonyme d’avantages pour le pays et 55% y voient des avantages pour leur région. 

Baisse des prix et crainte de la disparition du service public 

Dans un contexte inflationniste, le principal avantage qu’y voient les voyageurs est une baisse des prix, notamment sur la ligne Paris-Lyon (exploitée aujourd’hui par la SNCF et Trenitalia- NDRL). En moyenne, la baisse sur les trajets Paris-Lyon est de l’ordre de 44% par rapport à 2019 et de 30% pour les trajets Paris-Milan. Mais cette ouverture à la concurrence suscite également son lot de craintes et d’interrogations. Selon l’étude, les Français craignent la disparition du service public (38%), la saturation du réseau ferroviaire (33%) ou la suppression des emplois en France (25%). Ils sont aussi 29% à estimer que le manque d’informations sur les acteurs du marché est un inconvénient.

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Enfin, côté distribution, 26% des Français déclarent avoir déjà réservé un billet de train sur une autre plateforme que SNCF Connect, dont 15% sur Trainline, 2% sur Trenitalia et 1% pour Booking ou Omio. Reste que si les Français devaient demain réserver un billet pour un voyage dans leur région sur une plateforme autre que SNCF Connect, ils privilégieraient en premier lieu le site de la compagnie ferroviaire nationale (38%), se rendraient en gare (26%) ou consulteraient le site internet de leur région (19%). Ils ne seraient que 13% à avoir recours à un agrégateur d’offres. Pour Trainline, « un important  travail de pédagogie reste donc à faire. »