Jean-Louis Baroux

261 ARTICLES0 Commentaires

Bientôt une surcharge «pilotes» ?

C’est reparti. Le baril de Brent est passé au-dessus de 100$ et par voie de conséquence immédiate, Air France - précédée et suivie par la plupart des compagnies traditionnelles, à la notable exception de celles du Golfe - a aussitôt augmenté la surcharge de carburant. Et pas qu’un peu. Certes sur les courts courriers elle n’est que de 2 € par vol, mais elle passe à 28 € par vol en moyens courriers et à 96 € par vols longs courriers inférieurs à 7 heures de vol et 106 € par vol pour les parcours les plus longs. Tout de même, sur un Paris New-York qui doit se situer dans la dernière catégorie, cela fait une augmentation de 212 € à comparer aux 380 € du tarif le plus bas. En clair, la surcharge carburant est équivalente à 56% du tarif d’appel.

Chronique d’un petit vol bien ordinaire

Jeudi dernier, comme cela m’arrive d’ailleurs une fois par semaine en moyenne, j’avais un déplacement en avion. Cette fois, il s’agissait du vol easyJet EZS 1396 Orly - Genève. Rien de très exceptionnel là dedans, d’autant plus que le départ était à 12h. Bref, que du très banal.

Les ministres, la table ronde et la souris

C’est déjà une vieille histoire en passe d’être oubliée. Le traitement des passagers pendant la crise météorologique subie par les aéroports parisiens a provoqué l’indignation des médias et, bien entendu, des responsables politiques. On allait voir ce que l’on allait voir ! Réunion de tous les responsables immédiatement, explications exigées et… sanctions inévitables ! Bref, on n'était pas loin du « grand soir ». Le même scénario s’est d’ailleurs produit il y a quelques années, pour les mêmes raisons, le ministre concerné à l’époque - Dominique Bussereau - étant d’autant plus en colère qu’il avait été bloqué pendant deux heures dans un avion à Bordeaux.

Le Piège des revenus dérivés

Il se passe dans le transport aérien exactement le même phénomène, même s’il est atténué, que celui qui a mis le système bancaire sans dessus dessous. En clair, au lieu de faire leurs résultats sur leur produit de base, les compagnies aériennes, comme les banques, l’ont fait depuis des années sur les produits dérivés. Et il fallait bien que cela leur retombe dessus un jour ou l’autre.

Haro sur ADP

Tout le monde s’y est mis. La presse dans son ensemble, disons même les médias, professionnels et grand public ont fustigé le rôle d’Aéroports de Paris dans le dernier « bug » du transport aérien provoqué par les intempéries hivernales. Les politiques se sont empressés de hurler avec les loups de peur de manquer une occasion de se faire bien voir par le peuple. Les compagnies aériennes elles-mêmes ont désigné le coupable : c’est forcément l’aéroport puisqu’après tout c’est dans ces lieux que tout s’est focalisé. Pierre Graff le PDG d’Aéroports de Paris est monté au créneau pour défendre bec et ongles sa société et son personnel. J’ai trouvé son attitude courageuse, d’autant plus qu’à chaque interview, le journaliste de service le sommait plus ou moins de présenter ses excuses. Oui vraiment, voilà bien un coupable bien identifié et bien pratique. Au fond après tout, on a retrouvé toutes les petites rancœurs que les clients, disons les usagers d’ADP ont accumulé au fil de leurs voyages contre une société dont ils étaient bien obligés d’utiliser les prestations, lesquelles, on le sait bien, ne sont pas vraiment à la hauteur.

Quelques petites leçons à tirer de la pagaille européenne de la fin d’année

Ça y est. Nous avons eu notre pagaille aérienne annuelle. En fait d’ailleurs, cette année 2010 nous en avons eu deux : le volcan islandais en avril et la neige hivernale en décembre. Dans l’un et l’autre cas, la gestion des clients a été, de l’avis général, lamentable. Et chacun d’accuser les autres. Les aéroports pointent du doigt les compagnies qui n’ont pas prévenu leurs passagers, les compagnies se plaignent des aéroports qui n’ont pas déneigé assez vite et qui manquaient de glycol pour dégivrer les avions. Et les Pouvoirs Publics, dans un grand sursaut d’indignation, ont mis tout le monde dans le même sac tout en oubliant leurs responsabilités. Et puisqu’il fallait bien un coupable, le Premier Ministre en personne a désigné : Météo France; et pourquoi pas le Bon Dieu, tant qu’il y était ?

Airbus, la force tranquille

Rien de tel qu’une visite chez Airbus pour vous remonter le moral quant à l’avenir du transport aérien. Certes il n’est pas question de tout voir, une journée d’ailleurs n’y suffirait pas et puis il y a certainement des petits secrets que la société ne souhaite pas dévoiler et elle a bien raison. Mais ce que j’ai pu en voir m’a très fortement impressionné.

Contrôle aérien : la difficile marche vers le bon sens

Un pays dont la circulation aérienne totalement bloqué un jour puis tout aussi brutalement débloquée le lendemain, sous peine de prison, voilà une situation peu ordinaire, celle de l'Espagne, qui ne pouvait qu'inspirer notre expert de l'aérien.

La première compagnie du monde

Le mariage British - Iberia est officiel et même si les deux compagnies gardent chacune leur identité propre, cette alliance fait naître un nouveau poids lourds d'une certaine cohérence en terme de dessertes géographiques. Il reste que les ambitions affichées par ses dirigeants laissent notre chroniqueur Jean-Louis Baroux quelque peu surpris.

Pourquoi les « legacy airlines » ont-elles perdu ?

Depuis 20 ans la guerre fait rage entre les compagnies traditionnelles et les low-cost. Bagarre de marchés, de communication, d'image aussi, les dernières nées se voulant plus "modernes" que les compagnies "classiques". De nombreux analystes ont souligné comment, ces dernières années, les modèles économiques s'étaient rapprochés. Mais pour notre chroniqueur Jean-Louis Baroux, la cause est désormais entendue.
Découvrez plus d'offres emplois sur:
www.emploi-tourisme.net