Le coronavirus va-t-il tuer l’extension de Paris-CDG ?

Après l’annonce de Jean-Baptiste Djebbari, le projet du terminal T4 de l’aéroport du nord parisien semble avoir du plomb dans l’aile.

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Les annonces se bousculent et vont dans le même sens : alors qu’ADP annonçait lundi que le retour à un trafic au niveau précédant la crise ne se ferait pas avant 2024 au mieux, le ministre délégué aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari annonçait le lendemain sur Europe 1 que « le projet (du terminal T4 de Paris-CDG) ne se justifie plus tel qu’il était prévu« .

En conséquence qu’il devrait être « revu en profondeur« . Le ministre a mis en avant la baisse du trafic aérien, les 7 à 9 milliards d’euros qu’impliquent le chantier tel qu’il est prévu dans un contexte de marasme de l’industrie aéronautique, mais aussi sa possible non adaptation à l’aviation civile de demain : « Nous sommes en train d’investir massivement sur l’avion à hydrogène, nous devrons nous doter de capacités aéroportuaires pour l’accueillir ».

Les débuts des travaux du T4 devaient débuter début 2021, soit avec 3 ans de retard sur la calendrier initial. Cette extension devait faire passer la capacité de CDG, deuxième plus gros hub européen après Heathrow, de 80 à 120 millions de passagers annuels à l’horizon 2035. Le coronavirus aura peut-être eu raison d’un projet controversé depuis sa naissance, pour des questions environnementales notamment.