Brexit – Le Parlement européen prend des mesures temporaires pour maintenir le fonctionnement d’Eurotunnel

Le Parlement européen a adopté jeudi 17 décembre des règles temporaires pour permettre à Eurotunnel de continuer à assurer le trafic de véhicules et de fret sous la Manche entre le Royaume-Uni et la France.

La décision permettra de continuer à charger des voitures et des camions sur le service ferroviaire Le Shuttle d’Eurotunnel à travers le tunnel sous la Manche malgré l’expiration, le 31 décembre, d’une période de transition instaurée par Brexit, selon une déclaration du Parlement.

Elle doit être approuvée par le Conseil européen représentant les 27 Etats membres de l’UE avant de pouvoir entrer en vigueur. Un nouvel accord sur la gestion et l’exploitation du tunnel sous la Manche doit encore être élaboré entre la France et la Grande-Bretagne.

« Pour éviter l’interruption du trafic ferroviaire dans la liaison fixe du tunnel sous la Manche à partir du 1er janvier 2021, le Parlement a accepté de prolonger temporairement les licences et certificats de sécurité afin de laisser à la France et au Royaume-Uni suffisamment de temps pour conclure un accord bilatéral », selon la déclaration. La licence pour la gestion de l’infrastructure d’Eurotunnel sera prolongée jusqu’à la fin février, et les certificats et licences de sécurité délivrés aux sociétés britanniques en vertu du droit communautaire resteront valables jusqu’à la fin septembre.

L’adoption par le Parlement européen des règles d’Eurotunnel dans le cadre de la procédure d’urgence vient en complément d’autres plans d’urgence qui permettront aux avions et aux camions de continuer provisoirement à circuler entre l’UE et le Royaume-Uni.

Le mois dernier, le Parlement européen avait accepté de charger la France de négocier avec la Grande-Bretagne la gestion du tunnel sous la Manche après Brexit.

Le tunnel accueille à la fois les opérations Le Shuttle d’Eurotunnel et, séparément, le service de trains de passagers Eurostar reliant Londres et Paris, Amsterdam et Bruxelles.

Eurostar, détenu en majorité par le groupe ferroviaire français SNCF, a déclaré que ses trains continueront à circuler après le 1er janvier.