Aucune nouvelle révélation dans le rapport définitif du BEA sur le déraillement d'un Paris-Limoges à Brétigny-sur-Orge par rapport à celui de janvier 2014. La maintenance de la SNCF est bien dans le viseur du bureau d'enquête. Il indique que "Trois défaillances des différents processus de maintenance" ont conduit à l'accident. Le bureau d'enquête donne en outre trois nouvelles recommandations pour améliorer le "management de la maintenance du réseau ferré national". Il indique qu'il est nécessaire de faire réaliser des audits externes pour vérifier l'âge moyen du réseau et l'adéquation des moyens engagés avec les objectifs. Selon lui, il faut aussi effectuer des contrôles réels des équipements surveillés ou entretenus afin "évaluer la pertinence des règles de maintenance et la qualité de leur mise en œuvre". Enfin, les experts demandent une meilleure répartition des cadres expérimentés et non-expérimentés dans les centres de maintenance, et une réduction du le turn-over.
A la suite de la publication du rapport, Claude Solard, directeur général délégué de SNCF Réseau, a estimé qu'il s'agissait de "recommandations utiles"(...) "Nous les mettrons en œuvre rapidement et sans états d'âme". Il a précisé à l'AFP qu'afin d'augmenter la moyenne de quatre années d'ancienneté sur les postes d'encadrement, les employés de la maintenance ne pourront plus rester moins de trois ans sur les postes. En outre, les jeunes recrutés en Île-de-France devront y rester au minimum dix ans. Il a ajouté: "Pour nous, il y a un avant et un après Brétigny", cela a été selon lui un "choc culturel pour l'entreprise".
Dans un communiqué le secrétaire d’État aux Transports, Alain Vidalies estime que "Ces recommandations ont été prises en compte par SNCF Réseau" et il demande "au groupe public de poursuivre»" cette mise en œuvre. En outre, "L'état d'avancement de ces préconisations sera examiné en Comité de suivi de la sécurité ferroviaire", le 1er octobre.


