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Aéroport de Lille: un effaroucheur d’oiseaux devant la justice


La mission d’un effaroucher d’oiseaux est d’éloigner les volatiles avant que les avions ne se présentent sur une piste afin d’éviter les accidents. Pourquoi l’un d’eux s'est il retrouvé alors devant la justice, le 7 janvier 2014 ? Pour avoir tiré sur un goéland, une espèce protégée.



Andreas Trepte at wikipedia
Andreas Trepte at wikipedia
Christophe D., effaroucheur d’oiseaux sur l’aéroport de Lille, est poursuivi pour avoir tué un goéland brun, une espèce en voie de disparition. Les faits remontent au 12 novembre 2012. Alors que le vol 717 approche de la plate-forme, il est appelé pour éloigner des oiseaux aperçus aux abords des pistes. Après avoir utilisé des avertisseurs sonores puis des fusées détonantes et crépitantes, il remarque qu’un goéland n’a toujours pas bougé.
L’avion devant arriver dans 3 minutes, il décide d’avoir recours à l’ultime solution : tuer l’animal récalcitrant avec son fusil. Comme le veut le règlement, il congèle ensuite congelé la dépouille et rédige un rapport pour les services de protection de l’environnement. Mais le palmipède étant un goéland brun, une plainte a été déposée. Jean-Yves Moyart son avocat, dont les propos ont été rapportés par La Voix du Nord, plaide l’état de nécessité «Mon client n’a pas eu le choix. Il n’a eu que quelques secondes pour prendre sa décision. C’était la vie d’un oiseau contre celles de trois cents passagers. Il n’a fait que son métier». Il a ainsi demandé la relaxe. «Que n’aurait-on pas entendu si l’avion s’était écrasé ? Je pense que monsieur le procureur aurait eu quelques griefs autrement plus importants à reprocher à mon client». De son côté le procureur André Lourdelle a requis une dispense de peine. Le jugement sera rendu le 4 février prochain.