C'est à l'occasion de la signature d'un accord de location pour deux Airbus 330-200 auprès de la société Dubaï Aerospace Entreprise que la compagnie Aigle Azur annonce le report de sa ligne dont le lancement se fera "concomitamment à la mise en ligne de ses Airbus A330-200 en propre". La compagnie est clairement la victime de bisbilles entre Paris et Moscou. Elle fait face "à une position de blocage concernant le survol du territoire de la Fédération de Russie. Selon l’interprétation des autorités françaises, l’accord aérien signé entre les deux pays en juillet 2001 permet de survoler le territoire russe par la route sud, y compris avec un avion affrété en Chine. Pour les autorités russes, le survol de leur territoire ne peut se faire qu’avec un avion immatriculé en France". La mise en place par la compagnie de ses propres appareils pour faire la ligne permettra de contourner l'obstacle.
Dans un communiqué, la compagnie explique que "Aigle Azur ne peut prendre le risque d’être l’otage d’un désaccord entre les deux pays, dans un contexte de relations bilatérales tendues suite à la crise ukrainienne". Cédric Pastour, Président-Directeur Général de la compagnie, dénonce également "l’absence d’avancée dans les négociations entre l’Union Européenne et la Fédération de Russie en ce qui concerne le survol de la Sibérie. Cette situation créant une évidente distorsion de concurrence".



