
Jeudi, l'intersyndicale appelle à cesser le travail pour 1h à 24h, pour protester contre "Cette réforme (qui) résonne comme une double peine à nos yeux. Nous devrions travailler 2 ans de plus et dans le même temps la pénibilité de nos métiers n'est toujours pas reconnue".
Pour le mouvement de vendredi à lundi, il s'agit de s'opposer à une loi adoptée par l'Assemblée nationale
qui vise indirectement les billets "GP" dont bénéficient les salariés d'Air France. Le SNPL France Alpa, premier syndicat des pilotes de ligne français, «demande au gouvernement de déposer un amendement à ce texte pour le préciser. S'il s'agit de taxer des rémunérations déguisées, ça ne nous dérange pas, mais taper fort sur des avantages acquis liés à notre activité professionnelle, il n'en est pas question».
Les syndicats de PNC estiment qu'une telle mesure aurait de «graves conséquences financières et sociales pour les personnels sol et vol» et expliquent: «Beaucoup d'hôtesses et de stewards vivent en province et travaillent à Paris. C'est le cas de 30 à 40% des personnels d'Air France par exemple. Ils utilisent donc trois à quatre billets par mois à tarif réduit pour rentrer chez eux. S'ils doivent intégrer dans leurs revenus ces avantages cela diminuera fortement leur pouvoir d'achat», sans pouvoir chiffrer le montant de cet impact.
Si l'on peut estimer que le trafic sera, comme à l'habitude, réduit de 30 à 50 % le 4 novembre, il pourrait en revanche être bien plus perturbé dès le lendemain. Selon des sources internes à Air France, si le mouvement est suivi ce sont près de 40 à 50 % des vols qui pourraient être touchés.