
Se développer à l’international n’est pas chose simple pour une compagnie low-cost et le PDG d'AirAsia le reconnaît «Tous les exemples de low cost pure au delà de 4 heures ont été des échecs. Nous avons étudié les expériences anglaises et canadiennes et malgré de très bons taux de remplissage, la rentabilité était difficile à atteindre». De fait, le vol actuel d'AirAsia Kuala Lumpur/Londres est programmé comme étant celui d'une compagnie régulière même si les tarifs peuvent apparaître plus attractifs que la concurrence.
Mais la compagnie malaisienne compte bien sur la technologie pour l’aider. Les nouveaux appareils de la flotte sont plus économiques à exploiter, moins gourmands en kérosène, et d’une capacité qui permet d’atteindre le seuil d’équilibre. «Toutes ces données sont aujourd’hui étudiées avec intérêt», souligne Kiran Rao qui évoque également des pistes commerciales comme des «nouveaux contrats révolutionnaires qui seraient offerts aux entreprises qui utiliseraient régulièrement sa compagnie». Rien de bien concret pour l’instant même si, selon les analystes asiatiques, la compagnie aurait de quoi surprendre en raison d’une importante trésorerie et du soutien de grandes banques locales.


