
Lors d’une rencontre avec l'association des journalistes de l'aéronautique et de l'espace à Toulouse, Fabrice Brégier - président exécutif d'Airbus- a révélé que son entreprise avait déjà détecté de possibles dysfonctionnements sur les batteries lithium-ion. Après avoir prévenu l’industrie aérienne des failles de ce dispositif, le constructeur a réfléchi à des alternatives. «Nous avons étudié avec beaucoup de précaution l'intégration de ces batteries dans l'A350», a confié le patron d’Airbus. «On avait identifié cette fragilité dès le départ du développement et nous pensons l'avoir levée il y a environ un an. Rien ne nous empêche de ressortir un plan classique qu'on a étudié en parallèle», a-t-il ajouté. Néanmoins, confiant dans la conception de son produit, l’avionneur n’a pas encore tiré un trait sur les batteries à l’origine, semble-t-il, des mésaventures du Boeing 787, «Si ce design devait changer de façon plus drastique parce que les autorités arrivaient à la conclusion que ces technologies ne sont pas mûres, nous aurions tout le loisir de le faire sur l'A350 avant de livrer le premier appareil au second semestre 2014», a-t-il souligné selon Reuters.

