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Amadeus: le cloud est l’avenir des aéroports


La dernière étude d’Amadeus, publiée le 2 juin 2014, montre que la technologie du cloud appliquée aux systèmes communautaires devrait déterminer ce que sera l'aéroport de demain. Pour plusieurs responsables d'aéroports, cet outil devrait permettre de réduire les coûts, de renforcer les performances et de transformer l'accueil du voyageur. Néanmoins, si cette technologie monte en puissance, des inquiétudes demeurent sur sa résistance, le respect de la vie privée des usagers et certains risques.



Les aéroports sont de plus en plus nombreux à constater la nécessité pour eux de passer à des systèmes cloud de nouvelle génération pour améliorer leurs performances opérationnelles sur un marché difficile. C'est ce qui ressort de l’étude Amadeus intitulée IT makes sense to share: making the case for the cloud in Common Use airport technology. Elle rassemble également les avis d'une vingtaine de hauts responsables du secteur de l'informatique aéroportuaire invités à se prononcer sur l'opportunité d'adopter dans les plates-formes des systèmes communautaires basés sur le cloud. Selon le rapport d'Amadeus, la modernisation de l'approche des systèmes communautaires constitue un moyen de mieux appréhender les enjeux auxquels font face les aéroports, dans un monde qui a désormais accès aux modèles les plus récents du cloud.

Les auteurs de cette étude soulignent par ailleurs que la profession est aujourd'hui prête à adopter des solutions communautaires de nouvelle génération, afin d'optimiser les performances opérationnelles et commerciales du secteur. Certaines pistes continuent cependant d’émettre des réserves car elles s'interrogent sur la résistance de ces systèmes, sur leur capacité à protéger la vie privée, sur leur sécurité et sur les risques encourus. Le rapport indique toutefois que les points de vue sur ces questions sont en train d'évoluer. «Notre configuration actuelle est fondée sur une technologie dépassée et ne tire pas vraiment parti des capacités révolutionnaires d'Internet», explique Michael Ibbitson, CIO, Aéroport Londres Gatwick, qui a contribué au rapport. «Chaque compagnie aérienne utilisant notre système CUPPS (Common Use Passenger Processing System ou Système communautaire de gestion des voyageurs : norme mis en place par IATA) doit réaliser son intégration localement, sur site. Le secteur de l'aéronautique s'est efforcé de résoudre le problème en élaborant les normes CUTE (Common Use Terminal Equipment ou Équipements communautaires des aéroports, norme mise en place par IATA) et CUPPS, mais, ce faisant, il a apparemment renforcé la structure existante, plutôt que de favoriser le changement. Il est temps de passer à la technologie supérieure le plus vite possible, en accomplissant une réelle révolution dans le domaine de l'informatique aéronautique».

John Jarrell, Head of Airport IT chez Amadeus, estime pour sa part que «Les plateformes communautaires de nouvelle génération basées sur le cloud ont la capacité de révolutionner la manière dont l'informatique intervient dans les aéroports. Des fournisseurs de cloud spécialisés peuvent faire baisser les coûts des aéroports, grâce à des économies d'échelle, et ce n'est qu'un avantage parmi tant d'autres, qui permet aux professionnels aéroportuaires d'être plus souples, pour mieux servir leurs clients». Il ajoute «Une plateforme cloud peut permettre à un aéroport d'économiser chaque année la quantité d'énergie nécessaire à une Golf Volkswagen pour faire 27 fois le tour de la terre» et poursuit «Il suffit par exemple que, dans un aéroport qui compte 300 stations de travail, 75 % des activités passent en client léger. Cela représente une réelle évolution par rapport aux systèmes classiques CUTE ou CUPPS. La question est maintenant de savoir si les aéroports sont prêts à sauter le pas et à partir dans le cloud. Notre objectif est d'entamer le débat avec la communauté aéroportuaire».

Cette étude conclut notamment que :
La technologie à usage communautaire a peu évolué depuis l'adoption en 1984 de la norme CUTE, qui reste plus répandue que la norme CUPPS, pourtant beaucoup plus récente puisque mise en place en 2009. Les responsables d'aéroports interrogés trouvent ces plates-formes dépassées, rigides, complexes, lentes, lourdes et peu économiques, ce qui affecte l'ensemble de l'écosystème de l'aéroport. Il y a manifestement des progrès à faire.

La technologie du cloud se développe rapidement depuis quelques années. Depuis la mise en place de la norme CUPPS, en 2009, de nouvelles technologies, comme la virtualisation d'application, ont considérablement amélioré les réseaux et de nouveaux appareils mobiles permettent désormais d'envisager le passage au cloud.

La technologie du cloud peut potentiellement révolutionner les systèmes aéroportuaires. Parmi les avantages de cette technologie : réductions des coûts de matériels et de maintenance, économie d'espace (puisque les serveurs disparaissent), certification rationalisée et souplesse au niveau du choix des points d'enregistrement et d'embarquement des voyageurs, ce qui permet aux aéroports et aux compagnies aériennes d'améliorer la qualité de leurs services.

De nombreux aéroports ont encore des doutes et des hésitations à propos du cloud. Les fournisseurs ont déjà répondu à la majorité de leurs préoccupations (résistance, respect de la vie privée, sécurité, risques, etc.), dont ils ont fait des priorités absolues.

Il est possible de télécharger ce rapport en vous rendant sur la page LinkedIn d'Amadeus consacrée aux solutions aéroportuaires ou en allant sur le blog.